Gabon: Jean Ping appelle au rassemblement pour la reconstruction du pays

Jean Ping © GMT

A l’occasion d’un discours à la Nation qu’il a prononcé ce samedi 3 novembre 2018, à sa résidence des Charbonnages, l’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016 a appelé les Gabonais à un sursaut patriotique nécessaire à la construction d’un Gabon moderne, résolument tourné vers le progrès, mais aussi et surtout un Gabon réconcilié avec lui-même.

S’adressant aux Gabonaises et aux Gabonais de tous bords, de la majorité et de l’opposition, de la société civile, croyants ou athées, celui qui continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle du 27 août 2016 a dit respecter tous ceux qui ont librement choisi de vivre dans notre pays avec leurs convictions en suivant les lois et règlement de la République.

Revenant sur le climat de tension postélectorale observé entre partisans de l’opposition et de la majorité, qui depuis lors se regardent en chiens de faïence, il a estimé qu’il était temps de « transcender leurs clivages, placer la Nation au-dessus de nos intérêts particuliers, ethniques et claniques. C’est en de telles circonstances que le devoir nous commande de mettre de côté les petits calculs politiciens pour se rassembler autour de l’idéal commun, le ciment qui fonde et instaure la Nation », a-t-il affirmé.

Cet idéal commun a selon lui été clairement défini le 27 août 2016, lorsque les Gabonais l’ont « majoritairement élu par les urnes, avec pour objectif fondamental de les mettre à l’abri de la peur et du besoin »; « La réalisation de cet ambitieux projet suppose que Tous nous nous accordions sur l’essentiel, c’est-à-dire la construction d’un Gabon moderne. Un Gabon résolument tourné vers le progrès, mais aujourd’hui, aussi et surtout un Gabon réconcilié avec lui-même », a-t-il poursuivi.

S’érigeant résolument en homme d’Etat et rassembleur, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine a paraphrasé la philosophe académicienne Chantal Delsol en relevant que « toute paix est oublieuse par nécessité, (…) parce qu’elle se négocie entre ennemis d’hier et frères de demain (…) parce que l’on ne peut construire ensemble l’avenir d’une Nation en ressassant les haines et les crimes ».

Dans la foulée, il a invité « au rassemblement de tous », considérant que « « l’heure est venue » pour les Gabonais de « se mettre ensemble » pour panser leurs plaies afin de bâtir « l’édifice nouveau auquel tous nous rêvons » et « donner aux Gabonais un espoir durable », a-t-il précisé.

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