Gabon: Jean Boniface Assélé dénonce «la violation de la Charte de la Majorité» par le PDG

Jean Boniface Assélé, président du CLR © GMT

C’est à l’occasion d’une déclaration de presse qu’il a tenue ce vendredi 1er février, au siège du Centre des libéraux réformateurs (CLR) sis à Ozange dans le 5ème arrondissement de Libreville, que Jean Boniface Assélé a dénoncé la violation par le Parti démocratique gabonais (PDG) de la charte de la Charte de la Majorité Républicaine et Sociale pour l’Emergence.

GABON LIBREVILLE

C’est devant un parterre de « céléristes » et des représentants des médias que Jean Boniface Assélé a réagi aux « investitures aux fonctions de membres des bureaux des conseils locaux rendues publiques le jeudi 31 janvier dernier par le Parti démocratique gabonais, tête de file du même regroupement politique ». Des investitures qui selon le président du CLR « se sont faites en flagrante violation de l’esprit et de la lettre de la charte de la Majorité ».

Rappelant en substance que l’article 1er de la Charte  stipule que « la Majorité Républicaine et Sociale pour l’Emergence se définit comme un regroupements de Partis légalement reconnus, de groupements à caractère politique d’élus et de personnalités qui proclament leur attachement aux valeurs républicaines et leur soutien total au candidat investi par le PDG Ali Bongo Ondimba et s’engagent à soutenir son programme politique tout au long de son mandat ». Aussi, aux termes de l’article 3, l’adhésion d’un nouveau membre doit faire l’objet « d’une décision du Président de la majorité après avis favorable des autres Membres. Elle est en outre matérialisée par la signature de la présente Charte ».

C’est de l’interprétation combinées de ces deux articles que Jean Boniface Assélé s’est fondé pour récuser la qualité de membres de la Majorité Républicaine et Sociale pour l’Émergence  de certaines formations politiques dont les candidats ont été investis par le PDG aux bureaux des Conseils locaux. C’est le cas  « du 4ème Maire Adjoint de la Commune de Libreville d’une part, et de 2ème Maire Adjoint du 5eme Arrondissement », a-t-il dénoncé.

N’ayant formulé à ce jour aucun acte de démission de la Majorité, mais s’étant au contraire constamment illustré par son soutien actif à Ali Bongo Ondimba et au PDG, le président du CLR a « face à ce qui apparaît comme une remise en cause unilatérale des dispositions de la Charte de la Majorité Républicaine et Sociale pour l’Emergence », tenu à interpeller et prendre « à témoin  l’opinion nationale et internationale sur les risques que pareille méprise fait peser sur la cohésion de notre camp politique », a-t-il conclu.

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