Gabon: Importantes saisie d’ivoire à Oyem et à Minvoul

Les pésumés trafiquants d'ivoire aux arrêts © D.R

La Direction générale de recherche, les eaux et forêts et Conservation justice continuent leur lutte contre le trafic d’ivoire. C’est dans ce cadre qu’ils ont interpellés des trafiquants le vendredi 3 mai et le samedi 4 mai dernier 5 trafiquants à Oyem et à Minvoul dans la province du Woleu-Ntem. Actuellement gardés à vue, les indélicats sont en attente de leur présentation devant le parquet de la République afin d’être fixés sur leur sort.

Le commerce d’ivoire est une activité juteuse pour tous ceux qui le pratiquent à petite ou grande échelle. C’est sans doute ce qui pousse certaines personnes à développer des nouvelles techniques pour exercer paisiblement dans l’illicite en contournant les normes. C’est le cas dans plusieurs localités de la province septentrionale particulièrement à Oyem et Minvoul qui ont été le théâtre de ces faits.  

Le vendredi 3 mai dernier, les antennes des eaux et forêts ont été alertées par une source qui a requis l’anonymat. Laquelle a informé les agents sur la tenue d’une vente illégale d’ivoire dans cette ville du nord du Gabon. Par la suite, des éléments de la Direction Générale de Recherche et des Eaux et Forêts, appuyés par Conservation Justice, se sont rendus sur place pour appréhender les trafiquants.

une fois sur les lieux, les agents ont vu trois hommes suspects entrer dans l’une des chambres de l’hôtel avec un sac noir. Quelques minutes après, ils se sont infiltrés dans ladite chambre où ils ont surpris les 3 personnes répondant aux noms de Georgelin Becka Mbeng, Gustave Assoumou et Maxime Owono en flagrant délit de détention et commercialisation de deux pointes d’ivoire sectionnées en quatre morceaux. Ils ont été interpellés puis conduits à la brigade la plus proche. Des fusils et des documents ont été retrouvés à leurs domiciles.

Même scénario à Minvoul le samedi 4 mai où après des informations des indics des eaux et forêts, les équipes de la direction générale de recherche ont investi un hôtel dans la commune de Minvoul vers la poste. Sur les lieux de la transaction, les agents ont mis la main sur Issa Moloma, un sujet burkinabè qui n’a pas mis longtemps pour dévoiler l’identité de l’acheteur. Un Gabonais répondant au nom de Sylvain Bilie. Arrêtés, les deux hommes ont été gardés à vue avant d’être déférés devant le parquet.

Conformément aux dispositions légales en vigueur au Gabon et prévues par les articles 92, 274 et 275 du code forestier et l’article 3 du décret 163/PR/MEF du 19 janvier 2019 fixant les conditions de détention, de transport et de commercialisation des espèces animales sauvages, des trophées et des produits de la chasse, les 5 mis en causes encourent jusqu’à 6 mois de prison ferme et le versement des dommages. Châtiment des plus cléments quand on sait que ces animaux participent à l’équilibre de la planète.

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