Gabon: Immongault veut mettre de l’ordre dans l’anarchie du foncier à Libreville

Régis Immongault, ministre de l'Economie © D.R

Comment soutenir un aménagement urbain de qualité ? C’est pour répondre à cette question que le ministre d’Etat à l’Habitat, Régis Immongault  a présidé une séance de travail de recadrage avec toutes les parties prenantes sur la question du foncier à Libreville et ses environs. Au cours de cette rencontre, les parties se sont accordées sur la nécessité de rechercher « une meilleure visibilité et une sécurisation » du processus réglementaire pour accéder à la propriété foncière, rapporte le quotidien L’Union.



Dans le souci de permettre à tout Gabonais d’accéder librement à la propriété, le ministre d’Etat à l’Habitat, Régis Immongault a promis de mettre de l’ordre dans la pagaille du foncier dans Libreville et ses environs. En effet, il a récemment réuni le gouverneur de la province de l’Estuaire, les élus locaux, les notaires, les architectes, les techniciens de son département, les agences sous tutelle afin de réfléchir sur la double problématique de la redéfinition du rôle de chacun de ces acteurs dans la mise en place d’outils susceptibles de soutenir un aménagement urbain de qualité, précise L’Union.

Selon le ministre d’Etat, il n’y a pas de doute, le secteur de l’habitat est en berne et nécessite qu’on y mette un coup dans la fourmilière. « Au regard de sa portée en termes d’effets sur la croissance et la lutte contre la précarité, le secteur de l’habitat gabonais a besoin d’être boosté à travers une attaque frontale des difficultés qui minent le foncier dans notre pays », a-t-il confié au quotidien.

Pour y parvenir, plusieurs pistes de solutions sont envisagées. Il s’agira de mettre en branle différentes actions qui permettront de débloquer la situation. « Notre action est d’activer les mesures permettant d’apporter des solutions appropriées pour impulser une nouvelle dynamique au sein de ce secteur d’activité, qui revêt un caractère primordial pour le président de la République Ali Bongo Ondimba », a déclaré le ministre d’Etat.

Parmi ces actions, le ministre d’Etat a cité l’arrêt de la vente anarchique des parcelles, l’accaparement du foncier par les sociétés civiles immobilières (SCI), dont la mission est en principe la promotion immobilière. Il s’agit également d’en finir avec les lenteurs administratives, notamment les 30 mille dossiers toujours en attente de traitement à l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (Anuttc).

C’est un gros chantier qui nécessitera beaucoup de fermeté si le gouvernement veut mettre fin à la spéculation foncière dans Libreville et ses environs. Le ministre d’Etat semble l’avoir compris. « Nous devons mettre fin au désordre qui s’est installé confortablement sur le foncier au Gabon », a tonné le ministre d’Etat.

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