Gabon : imbroglio autour de «Sydonia World» qui enregistre un premier couac

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Les responsables de Bolloré Transport & Logistique reçu par le ministre Jean Marie Ogandaga © D.R.

Outil performant développé par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) pour faciliter le développement du secteur douanier africain et implanté dans 85 pays, le logiciel Sydonia World est au coeur d’une controverse depuis quelques jours. Entre un « bug » qui aurait été évoqué par la société Bolloré Transport & Logistique et un démenti formel du ministère de l’Economie, l’outil de modernisation du secteur douanier enregistre un premier couac.


En effet, mis en service le 13 janvier dernier et exploité par la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), le logiciel de modernisation du secteur douanier vient de connaître un léger couac tout juste un mois après son déploiement, comme en témoigne la rencontre de ce lundi 10 février entre le ministre de l’Economie et des Finances Jean-Marie Ogandaga et le directoire de la société leader de transport et logistique Bolloré.

 

Accusant la filiale gabonaise de la multinationale française de répandre des « informations erronées qui jettent le discrédit sur un outil performant » en faisant état d’un « bug », les services du ministère de l’Economie ont cédé à la panique. Dans un contexte où l’audit du secteur douanier avait révélé « de nombreux dysfonctionnements, des lourdeurs administratives et l’absence de professionnalisme de certains commissionnaires en douane », cette prise de position est révélatrice. 

Preuve que le ministère de l’Economie a véritablement cédé à la panique en évoquant ce « bug », Bolloré Transport et Logistique a assuré dans un communiqué parvenu à la rédaction de Gabon Media Time au sortir de cette rencontre, « ne pas être à l’origine de cette communication relative à la mise en oeuvre de ce système », tout en rappelant « qu’elle travaille de concert avec les services douaniers pour la mise en place de ce nouveau système ».

A contre courant des allégations des équipes de Jean Marie Ogandaga, ces mots de Bolloré qui on le rappelle est un acteur présent au Gabon depuis plus de 50 ans, soulignent donc également l’absence de vérification d’informations. Se réservant le droit de « saisir la justice », le groupe français a néanmoins réaffirmé son ambition de renforcer la coopération avec les autorités pour implémenter cette solution qui selon le ministère de l’Economie, a déjà « permis d’enregistrer une hausse des recettes douanières ».

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