Gabon: il se fait traîner à la gendarmerie pour «un bon» de manioc à Ovan

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Le manioc, un aliment très prisé des Gabonais © D.R.

Pour fidéliser sa clientèle, une vendeuse de manioc n’hésitait pas à leur accorder des bons. Malheureusement, un de ses clients ayant pris du manioc à crédit dont la facture s’élevait à 3500 Fcfa, aurait dépassé le délai de 3 jours au bout duquel il était censé régler sa dette. Après plusieurs rappels à l’ordre, la vendeuse excédée a saisi la brigade de Gendarmerie d’Ovan pour se faire rembourser.

Elle avait noué avec ses clients une relation de confiance à telle enseigne que remercier ces derniers de leur fidélité puis d’accentuer celle-ciune commerçante de manioc n’hésitait pas à donner en bon sa marchandise. Dans sa politique, elle a  érigé un délai de trois jours pour le remboursement de la dette contractée. Mais un homme, faisant certainement preuve de mauvaise foi, s’est évanoui dans la nature avec à son compte une dette de 3500 Fcfa. Au lieu de s’acquitter de celle-ci au bout des trois jours comme initialement prévu, le client a préféré disparaître. 

Un mois après, la vendeuse ayant fait preuve de patience et toujours déterminée à rentrer en possession de son argent, ira se plaindre à la brigade de gendarmerie d’Ovan. « La plaignante raconte que le client lui a pris plusieurs paquets de manioc à crédit et s’était engagé à régler la facture (3500 fcfa) dans un délai de trois jours. Sauf que plus d’un mois après, le client fait le mort », a-t-on pu lire. 

Le mauvais payeur a finalement été convoqué à la brigade d’Ovan pour être entendu sur cette affaire. Quelle que soit la raison qu’il donnera, rien ne peut justifier sa disparition pendant plus d’un mois après avoir promis de régler sa dette. Ladite somme, aussi insignifiante soit-elle, mérite tout de même d’être remboursée à sa propriétaire, qui ne fait que gagner sa vie à la sueur de son front.

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