lundi,18 octobre 2021
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Gabon: des Hommages aux martyrs du 31 août 2016

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Deux ans après, les Gabonais n’ont pas oublié ce jour. Mieux, ils le commémorent. Au même titre que Jean Ping qui s’est rendu ce vendredi 31 août 2018 à son QG sis aux Charbonnages, de nombreux Gabonais ont tenu à rendre ce jour inoubliable chacun à sa façon.

Des statuts, des images et vidéos des événements marquants la crise post électorale d’août 2016 ont donc refait surface. Hommes politiques, activistes, vineurs et artistes ont rendu hommage à toutes ces personnes tombées cette nuit du 31 août 2016. Pour marquer cette journée, Annie Léa Meye, politicienne engagée auprès de Démocratie nouvelle (DN) raconte sa nuit la plus longue «cette nuitlà, beaucoup de mes compatriotes sont morts. C’est pour leur rendre hommage que je fais ce récit afin qu’ils sachent qu’ils n’ont pas mérité la mort et moi la vie», at-elle précisé sur son compte facebook.

Pour Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, commissaire national en charge du Budget de l’Union nationale (UN), l’heure est à la prise de conscience, « Cette nuit du 31 août au 1er septembre 2016, où étiez-vous ? Ne répondez pas. Posez-vous  la question», at-il lancé. Nicolas Nguema, co-président du parti Pour Le Changement (PLC), le message est profond « 31 Août 2016. Nous voulions la Liberté ! On nous a tués ! Hommage à ceux qui sont tombés !”.»

Parce que cette date a réellement marqué la jeunesse gabonaise comme jamais, Luc Reck, célèbre vineur et jeune talent, a tenu à adresser quelques mots à l’endroit de toutes ces familles endeuillées mais surtout « À tous ceux qui sont partis, qui ont été traités avec atrocité et mépris. À tous ceux qui sont morts dans l’indifférence et 2 ans plus tard toujours aucune différence. Nous ne vous oublions pas, ce jour est le vôtre : vous êtes nos martyrs ♥️ #Gabon2016».

En France, même son de cloche. La diaspora gabonaise s’est mobilisée devant l’ambassade du Gabon en France. Quasiment tous de blanc vêtus, on a pu voir les noms des victimes inscrits sur leurs t-shirts, les mains trempées dans du faux sang  et le drapeau gabonais maculé de sang.

De nombreux internautes ont également commémoré cette journée noire en mémoire des personnes disparues dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016. Mais deux ans après, qu’en est-il réellement de l’enquête ?

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Lauris Pembahttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en droit Public, je suis passionnée par le journalisme depuis des années. J'anime l'actualité au quotidien sur GMT depuis son lancement en juillet 2016.
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