Gabon: Guy Nzouba Ndama condamne la violence aveugle du pouvoir face à la jeunesse

Guy Nzouba Ndama, président de Les Démocrates © GMT

Face à la grogne menée depuis ce lundi 08 avril 2019 par des milliers d’élèves des lycées et collèges de l’ensemble du territoire national, pour dénoncer les nouveaux critères d’attribution des bourses, les réactions ne cessent de se multiplier au sein de l’opinion. La dernière en date est celle du président du parti Les Démocrates Guy Nzouba Ndama qui dans un communiqué a tenu à dénoncer cette mesure qu’il juge inappropriée face aux réalités du système éducatif gabonais condamnant au passage l’usage de la violence face à « une jeunesse qui manifeste pacifiquement ».

Dans ce communiqué signé de Guy Nzouba Ndama, dont Gabon Media Time a pu obtenir copie, Les Démocrates ont tenu à donner leur position sur les manifestations des lycéens et collégiens qui rejettent les nouvelles modalités d’attribution des bourses d’études. Pour cette formation politique, de l’opposition cette mesure n’est pas « rationnellement soutenable au regard de la situation délabrée et sinistrée de l’école gabonaise ».

Au nombre des carences dont souffre le système éducatif gabonais, on peut citer entre autres le déficit chronique d’enseignant; le manque cruel de salles de classes, le manque de tables bancs, « sans omettre par-dessus tout, sa pauvreté actuelle en moyens didactiques et pédagogiques ». Autant d’éléments qui pour le parti de l’ancien président de l’Assemblée nationale devraient constituer des conditions préalables à résoudre avant de penser à une « une augmentation des performances ».

Pour Les Démocrates la prise de telle mesures est la preuve que « désormais c’est l’inégalité des chances que le gouvernement voudrait définitivement entériner » au nez et la barbe de son premier chantre Ali Bongo Ondimba. « Car en termes de probabilité, les plus avantagés sont d’abord les enfants de ceux-là même qui siègent autour de la table du conseil ministériel », ont-ils martelé.

Ainsi, face à cette situation, la première force d’opposition au sein de l’Assemblée nationale s’est insurgée « contre un sacrifice et une tendance à prendre nos jeunes comme boucs émissaires pour expier les péchés du pillage et d’une gestion scabreuse des deniers orchestrée par certains esprits diaboliques qui ont finalement transformé le rêve du Gabon emergent en un interminable cauchemar ». Dans la même lancée que le président du  Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) Alexandre Barro Chambrier, Guy Nzouba Ndama a tenu à condamner le « début de violence qu’oppose aveuglément le pouvoir en place à une jeunesse qui manifeste pacifiquement pour défendre son avenir ».

Laissez votre commentaire