Gabon: le gouvernement veut taxer à hauteur de 10% les transactions Airtel money et Mobicash

Alors que la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) par le biais de son gouverneur, annonçait le 21 mars dernier qu’elle peaufine un nouveau cadre juridique pour la supervision des transactions via mobile money, le gouvernement gabonais a tranché dans le vif. Ainsi, dans le projet de loi de finances (PLF) adopté le 15 octobre dernier, il annonce la mise en place d’une taxe sur ces activités financières.

Représentant un peu plus de 4700 milliards de Fcfa à la fin 2017 selon une étude publiée le 22 mai 2018 par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), le mobile money est en plein essor. Ainsi, face à cette montée en puissance de ce nouveau mode de paiement, le gouvernement a décidé de réagir en créant une taxe pour ce type de transaction, et qui entrera en vigueur dès l’année prochaine.

En effet, à partir du 1er janvier 2019, il sera institué « une Taxe sur les Transactions par Voie Électronique, dénommée Taxe sur les Transactions Financières par Voie Électronique ». Cette taxe dont le taux est fixé à 10%, est due « sur toute opération de dépôt, retrait, paiement, transfert d’argent ou de crédit téléphonique effectuée par le biais d’un téléphone mobile en République gabonaise ».

Imposée à « toutes les personnes physiques ou morales disposant d’un compte de monnaie électronique ouvert auprès d’un opérateur de téléphonie mobile », cette taxe sera collectée par les opérateurs de téléphonie mobile et reversée chaque 20 du mois à la Direction générale des impôts (DGI). Pour rappel, le mobile money est aujourd’hui un outil clé dans l’amélioration de l’inclusion financière en Afrique centrale, au Gabon il représente près de 500 milliards de Fcfa par an.

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