Gabon: le gouvernement compromet la reprise des cours à l’UOB

Annoncée au 7 janvier 2019 par le ministre de l’Enseignement Supérieur, la reprise de cours est loin d’être effective à l’université Omar Bongo (UOB). Pour cause, les membres du Syndicat national des enseignants-chercheurs (snec) et de la force de réflexion et d’action pour l’enseignement supérieur (Frapes) réunis ce mardi 8 janvier au cours d’un point de presse, ont conditionné la reprise des cours par le paiement intégral par le gouvernement de plusieurs de leurs prestations et au respect des décisions des derniers conseils d’administration.


Alors que toute la communauté universitaire était parée à reprendre les cours pour certains et à démarrer l’année pour d’autres, la situation semble plus complexe. C’est en tout cas ce qu’ont laissé entendre le syndicat national des enseignants-chercheurs (snec) et la force de réflexion et d’action pour l’enseignement supérieur (Frapes) ce mardi 8 lors de leur sortie de presse commune.

Le président du Snec-UOB, le professeur Mike Moukala Ndoumou a ouvertement demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités « en respectant leurs engagements notamment sur le paiement intégral des prestations et la tenue des deuxièmes conseils d’administration, sans laquelle aucune activité n’est susceptible de démarrer à l’UOB », a-t-il indiqué. Avant de rappeler les multiples défis assignés à l’UOB lors de l’année écoulée dont la réalisation n’a pas forcément été totale à cause de l’inobservation des textes élaborés au début de l’année académique en travaux plénières.

Pour l’orateur, l’augmentation des droits d’inscription dans tous les établissements de l’enseignement supérieur visait à faire face à la modicité du budget alloué par l’Etat. Les chercheurs dénoncent la gestion peu orthodoxe de l’enveloppe engrangée qui tournait autour de 1 milliard 200 millions de Francs et qui devait servir à améliorer les conditions de travail des étudiants voire des enseignants chercheurs.

De plus, les chercheurs s’insurgent contre le non respect des audit relatifs aux chefs d’établissements. « Nous constatons avec regret et amertume qu’aucune nomination des nouveaux chefs d’établissements n’a été faite, alors qu’une nouvelle campagne d’inscriptions a démarré pour les anciens et nouveaux étudiants, sans qu’il n’y ait eu un autre conseil d’administration pour évaluer la gestion antérieure des sommes engrangées. Nous disons tout simplement non. Nous ne pouvons pas démarrer les cours dans ces conditions-là », a-t-il précisé.

Il faut dire que cette déclaration limpide et réfléchie vient doucher les plans optimistes du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique Jean de Dieu Moukagni-Iwangou qui pensait enregistrer un problème en moins durant cette période déjà tumultueuse.

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