Gabon: le gouvernement à l’origine de la clochardisation des sénateurs

Palais Omar Bongo Ondimba, siège du Sénat © D.R

La cérémonie de clôture de la 2eme session ordinaire du parlement  qui s’est déroulée le 31 décembre dernier a été l’occasion pour les vénérables sénateurs d’interpeller le gouvernement sur le non-paiement des primes et autres allocations dues aux locataires de l’hémicycle Omar Bongo Ondimba.



Lors de la cérémonie de clôture de la 2eme session ordinaire du Parlement, marquée par l’adoption du projet de loi de finances 2019, la présidente de cette institution Lucie Milebou Mboussou n’a pas manqué de dire la désolation des vénérables sénateurs quant au non-paiement de leurs primes et autres allocations par le gouvernement.

En s’adressant au chef du gouvernement, le successeur de Rose Francine Rogombé lui a rapporté l’assentiment de ses collègues. « Je me dois de vous avouer que les Sénateurs se sentent délaissés  » a t-elle indiqué. Avant de poursuivre en faisant un éloge à ses collègues qui malgré « les conditions d’intendance limitées, en étouffant des soupirs »  ont accompli les tâches pour lesquelles, ils ont été élus.

Bien qu’elle n’ait pas évoqué explicitement les difficultés que traverse l’institution, l’opinion se souvient encore des revendications émises par les sénateurs notamment les arriérés de frais de session, le retard dans le paiement des salaires du personnel, la suspension depuis bientôt deux ans des prestations sociales notamment l’assurance-maladie du personnel et des sénateurs par les maisons d’assurance pour non-règlement des factures.

Tous ces manquements observés sont en effet imputables au gouvernement gabonais qui dans la non- prise en compte des revendications des ces parlementaires les plonge dans « une clochardisation sans précédent ». Pour rappel, le mercredi 7 novembre 2018, les sénateurs de la Commission des Finances, du Budget et des Comptes de la Nation avaient suspendu l’audition du ministre du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault. Cette action avait été effectuée en réclamation du paiement des frais de session des parlementaires.

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