Gabon: les gilets verts vent debout pour stopper le racket des policiers et des gendarmes

C’est au cours d’une assemblée générale qui s’est tenue ce samedi 9 mars 2019 au rond point de Nzeng-ayong que les transporteurs affiliés à la Coalition des syndicats des transporteurs terrestres ont mis en place le mouvement de contestation et de revendication pacifique dénommé “gilets verts”. Ce collectif qui se regroupe tous les samedis aura pour mission de pousser les autorités compétentes à statuer définitivement  sur le phénomène de racket pratiqué par les forces de l’ordre sans quoi une grève est envisagée.

La mise en place de ce mouvement qui se veut pacifique a pour objectif d’interpeller les plus hautes autorités face au phénomène de racket qui ne cesse de ternir l’image des forces de sécurité et de défense. C’est dans cette optique qu’ils ont décidé de se regrouper pacifiquement tous les samedis au rond point de Nzeng-Ayong pour dénoncer ce fléau qui a une incidence majeure sur leur activité.

Pour le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg) et porte-parole de ladite coalition Jean Robert Menie, cette pratique qui n’a que trop duré est une épine sous les pieds des transporteurs. « Cela fait plus de 15 ans que les transporteurs posent le problème de racket et des tracasseries policières au niveau des contrôles routiers. C’est une gangrène énorme dans le domaine des transports terrestres » a-t-il indiqué.

Poursuivant son propos, il a relevé que la mise en place de ce mouvement est l’expression d’un le ras-le-bol général des acteurs du secteur du transport. En réponse à ce mal persistant, ils ont décidé sous une charte commune de se réunir tous les samedis pour trouver une issue favorable à leurs doléances.  Si cette étape ne satisfait pas, un préavis d’entrée en grève illimitée sera déposé.  

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