Gabon : Ghislaine Regnongo en défenseur des valeurs traditionnelles et culturelles

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Ghislaine Regnongo, fondatrice et présidente de l’ONG, Actions Gabon © D.R.

C’est ce qu’a laissé entendre la juriste Ghislaine Regnongo, fondatrice et présidente de l’ONG, Actions Gabon, résidant à Paris dans un entretien accordé au média Infos 241, en prélude au forum « Gabon face aux défis d’avenir », qui se tiendra en France, le 7 décembre prochain. Aux dires de la juriste, qui a eu l’occasion de passer en revue des sujets d’actualité en rapport avec la politique, la culture, l’éducation et la jeunesse, ces derniers mois, « le Gabonais semble avoir tourné le dos à sa tradition et à sa véritable culture ». 


Le Gabon, par le canal du Cercle de réflexion stratégique du Gabon (CRSG) organise le 7 décembre prochain, à Paris son premier forum sous le thème « Le Gabon face aux défis d’avenir ». L’objectif de cette rencontre est d’analyser et de proposer les pistes de solutions pour la mise en œuvre d’une véritable démocratie, d’une véritable politique publique pour l’exécutif et le judiciaire. 

Au nombre des intervenants, on comptera plusieurs acteurs politiques, de la société civile, des entrepreneurs, notamment la juriste Ghislaine Regnongo. Laquelle a bien voulu répondre aux questions de nos confrères d’Infos 241 sur les sujets brûlants qui ont alimenté les conversations des citoyens gabonais ces derniers mois.

S’exprimant sur les cas de pédophilie en Afrique, notamment au Gabon, la juriste s’est voulue ferme, selon elle, tout est une question de respect de l’humain. « Le véritable problème du Gabon est celui du respect de l’humain. Le Gabon semble avoir tourné le dos à  sa tradition, à sa véritable culture », a-t-elle fustigé.

S’appuyant sur le cas de Wally, qui a secoué le Gabon ces deux derniers mois, cette affaire a eu le mérite d’exposer aux yeux du monde ce qui se passe en vérité dans de nombreuses familles et depuis plusieurs années. Ghilslaine Regnongo, n’a pas manqué de mesurer le contraste qui existe entre hier et aujourd’hui sur la position des enfants dans les familles.

A ce propos, la juriste confie qu’en son temps, « l’enfant gabonais était dans l’adoration collective ». Aujourd’hui, avec le problème de respect de l’humain,  l’enfant est vu comme un « objet sexuel, quand il n’est pas livré à lui-même voire abandonné, parce qu’il n’y a pas suffisamment d’infrastructures scolaires et culturelles pour garantir une instruction et une éducation », a-t-elle regretté.

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