Gabon: Gérard Ella Nguéma invite le Mamba à s’intéresser à Accrombessi et à Liban Soleman

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Gérard Ella Nguéma, président du Front patriotique gabonais © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue ce mercredi  4 septembre 2019 que le président du Front patriotique gabonais (FPG), Gérard Ella Nguéma a dénoncé le traitement partial de la justice gabonaise sur le dossier Mamba.  Il s’interroge sur l’absence de poursuites de Maixent Accrombessi Nkani, ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba et de Liban Soleman, coordonnateur général du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) alors que des centaines de milliards auraient disparu entre leurs mains.

La situation socio-politique du Gabon continue de cristalliser l’attention de l’opinion nationale. Face à la presse, Gérard Ella Nguéma, président du Front patriotique gabonais (FPG)  n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Pour le leader du FPG, le pays a engagé de nombreuses réformes en 10 ans sans que les fruits de ces programmes ne soient perceptibles par les populations. Les responsables doivent s’expliquer.

 « Entre 2009 et 2017, certains Gabonais ont fait l’objet de poursuites judiciaires dans l’opération dite « Mamba ». Mais il semble que la justice ait été sélective. Les cas Accrombessi et Liban Soleman, par exemple, qui se promènent en toute quiétude, alors qu’ils méritent le même sort que Magloire Gambia, interpellent », a-t-il déclaré.

Le président du FPG est convaincu que les vrais responsables n’ont jamais été inquiétés et sont libres de leurs mouvements, faisant de la justice gabonaise, une justice à deux vitesses. « Qu’est-ce qui empêche la convocation des gestionnaires des fonds engagés à l’exemple de Liban Soleman, patron du PSGE d’alors, afin qu’il s’explique sur la disparition des centaines de milliards au lieu qu’il se pavane à travers le monde comme c’est le cas en ce moment ? », s’est-il interrogé.

Face à ce qu’il qualifie de deux poids deux mesures, Gérard Ella Nguéma accuse Ali Bongo Ondimba d’être en contradiction avec sa déclaration qui prône l’unité nationale. Il estime que le président de la République a le devoir d’impartialité et que pour cela, tous les coupables doivent être poursuivis. Comme dans tout Etat de droit qui se respecte.

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