mardi,27 juillet 2021
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Gabon : front social, le spectre d’une paralysie qui pourrait coûter des milliards

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Alors qu’ils exigent « l’organisation d’une plénière » avec le gouvernement afin de discuter du projet du nouveau code du travail avant présentation et adoption par le parlement, les syndicats des secteurs privé et parapublic laissent planer le spectre d’une paralysie générale de l’économie. Au regard des secteurs concernés par cette initiative, le gouvernement s’achemine vers un cassetête à plusieurs milliards de FCFA de retombées. 

Début d’année mouvementée pour le premier ministre Julien Nkoghe Bekale et son gouvernement. Alors que le forum à un milliard, de la fonction publique vient d’accoucher d’une souris, les secteurs privé  et parapublic viennent d’en remettre une couche. Avec en toile de fond le « projet de réforme cynique, esclavagiste et capitaliste » du code du travail, les principaux syndicats du pays ont appelé à une grève générale qui pourrait coûter cher à l’économie.

En effet, touchant à la fois les secteurs pétrolier, minier, énergétique, mais aussi forestier, soit les plus importants secteurs d’activités du pays, cette « paralysie générale » annoncée pourrait faire de nombreux dégâts. Et pour cause, avec une production minière en plein boom et qui s’est établie à près de 5 millions de tonnes à fin septembre pour un chiffre d’affaires de 549,2 milliards de FCFA, quand la production pétrolière a enregistré une hausse de 16,7% à 8,226 millions sur la même période, les pertes pourraient se chiffrer en dizaines de milliards de FCFA. 

Ainsi, entre pertes pour l’économie nationale et détérioration d’un climat des affaires déjà peu reluisant, l’économie gabonaise pourrait accuser le coup. Elle qui reste pourtant sur une croissance de plus de 3% en 2019. Par ailleurs, outre les lourdes pertes financières qui pourraient découler de cette  « paralysie générale », le climat social pourrait lui aussi prendre un sérieux coup de butoir. 

Si pour l’heure rien n’est encore acté d’un point de vue technique puisque la grève n’est annoncée pour ce jeudi 23 janvier 2019, le gouvernement devra impérativement faire face à cette problématique. Pour rappel, le nerf de ce conflit réside dans la possibilité pour les travailleurs, de perdre un certain nombre d’acquis sociaux, au profit du patronat. 

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.