Gabon: front social à la Poste, la patate chaude d’Ikambouayat Ndeka

Récemment nommé ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Rigobert Ikambouayat Ndeka a déjà fort à faire dans le dossier brûlant de la Poste. Et pour cause, à la suite de l’assemblée générale tenue mardi dernier au siège social de cette entreprise étatique, les agents ont décidé d’entamer une grève sur toute l’étendue du territoire pour réclamer le paiement à date de leurs salaires.

A la veille de sa prestation de serment le nouveau ministre de la Communication et de l’économie numérique Rigobert Ikambouayat Ndeka est déjà confronté aux dures réalités du ministère dont il prend la charge. En effet, ce mercredi 12 juin le Syndicat national de la poste (Synaposte) a entamé une grève générale. Cette dernière devrait paralyser les agences de la Poste sur toute l’étendue du territoire.

Selon le secrétaire général adjoint du Synaposte Chérubin Claver Bayonne, le mal des postiers perdure depuis des années. « Nous avons décidé d’entrer en grève parce que depuis 43 mois soit 3 ans et 7 mois le postier gabonais n’a jamais reçu son salaire à temps. Les salaires sont payés après un mois voire deux. Ce qui contraint l’agent à vivre des prêts par usuriers car les banques nous ont blacklistés », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il a dénoncé un double jeu de la part de leur direction qui serait à l’origine des maux dont ils sont en proie. « Depuis la nomination de Michaël Adande en octobre 2015, le postier se meurt. Malgré les tentatives de conciliation de la part des ministres sortants de l’économie et de la communication, rien n’a changé. Notre président directeur général se dérobe. Or, il a apposé sa signature avec des engagements. Fort de ces refus de coopérer, nous avons décidé d’enclencher une grève générale et dans tout le territoire », a-t-il conclu.

Autant dire que le dossier s’annonce âpre pour le nouvel homme fort de la Communication. Ce dernier a l’obligation de montrer un autre visage que son prédécesseur qui n’a pas su imposer un climat d’apaisement dans ce secteur d’activité. Nul doute que les agents, qui se sont montrés conciliant par le passé, n’y verront pas d’inconvénient à dialoguer. Tout ceci dans l’optique de ramener de la sérénité dans la maison de la poste qui a certainement encore des beaux jours devant elle.

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