Gabon : fermeture des préscolaires et les haltes garderies publics

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Une école maternelle à Port-Gentil © D.R

Cette menace a été brandie vendredi 29 novembre dernier par le Syndicat autonome des personnels des affaires sociales (SAPASS), au terme de son assemblée générale tenue au siège du ministère des Affaires sociales. Les agents grévistes qui revendiquent la régularisation des situations administratives et l’amélioration des conditions de travail ont décidé de ne pas ouvrir les portes des préscolaires et les haltes garderies publics ce lundi 2 décembre. 


Cette semaine ne sera pas de tout repos pour le ministre en charge des Solidarités nationales Roger Owono Mba. Pour cause, les centres d’éducation préscolaires de Libreville, ainsi que toutes les haltes garderies placées sous la tutelle des Affaires sociales ont été fermés après l’assemblée générale du Syndicat autonome des personnels des affaires sociales présidée par Pierre Mintsa. 

Les agents grévistes qui dénoncent « une déconsidération » du ministre de tutelle qui selon eux, « a placé les portefeuilles de l’Economie et des Finances au coeur de son action au détriment de celui des Solidarités nationales », ont décidé de passer à la vitesse supérieure en décidant de fermer tous les établissements publics qu’ils gèrent dans l’espoir que les regards de l’argentier et du gouvernement soient enfin braqués sur leur cas. 

Le SAPASS revendique entre autres « la perception des fonds communs » qui devraient logiquement leur revenir de droit du fait de  la modification du gouvernement intervenue en juin dernier, qui a fait des Affaires sociales un département du ministère de l’Economie et des Finances et donc selon  Pierre Mintsa, un démembrement des « régies financières ». 

Par ailleurs, les membres du Syndicat autonome des personnels des affaires sociales réclament également du gouvernement « l’octroi des postes budgétaires » à tous les agents qui sont en attente de de la régularisation de leurs situations depuis des années, et enfin, « le paiement des arriérées de la Prime d’incitation à la performance (PIP) » qu’ils attendent depuis bientôt deux ans.

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