Gabon: fermeture des classes de Licence 3 et Master 1 par l’ANBG et la direction de l’IUSO

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La direction générale  de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO) a convié ses apprenants à une communication à la fin du mois de janvier dernier au sein de l’auditorium. Ladite communication portait sur le gèle des classes de licence 3 et Master 1 conformément aux recommandations de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). Une décision qui a provoqué l’ire des étudiants tant  cette annonce reflétait le mépris et la l’inconsidération des responsables de cet établissement public.

GABON LIBREVILLE

L’annonce faite par Chantal-Clotilde Allela,  l’inamovible directrice par intérime de l’IUSO sur la fermeture des classes de licence 3 et Master 1 étonne plus d’un. Cela s’explique par le fait qu’aucun détail n’a été donné et aucune notification faite à ce jour. D’aucuns se demandent de qui émane cette mesure qui semble sans fondement  légal. Pour l’administration, il ne reste que deux options pour les étudiants de passage en master 1 et licence 3. Soit ils se trouvent d’autres établissements pour poursuivre leurs cursus, soit ils prennent une année sabbatique pour s’inscrire ailleurs l’année prochaine. Incroyable !

Du côté des étudiants, des réunions se seraient tenus avec tous les cycles confondus afin de trouver une issue à cette situation qui occasionnerait des dégâts collatéraux pour ces jeunes Gabonais. Ainsi, par le biais des délégués des étudiants et de la mutuelle, une demande d’audience pour le lundi 4 février avait été déposée auprès de la directrice dudit établissement. Une audience qui finalement n’aura pas eu lieu, en ce sens que le jour de la rencontre, curieusement aucun membre  de l’administration ne s’est rendu à son bureau.

Simple coïncidence ou volonté manifeste de ne pas coopérer pour trouver des voies de conciliation? Rappelons à toute fin utile que ces étudiants ne demandent qu’à recevoir des réponses quant à cette mesure qui les expose à une année blanche. Cet imbroglio pourrait accentuer la situation de crise au sein de l’UISO entre les étudiants et l’équipe dirigeante. Avant que ça ne dégénère, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur ferait mieux de se pencher sur la situation.

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