Gabon: Les femmes gabonaises préfèrent-elles les couches câlines aux serviettes hygiéniques?

couche-culotte © D.R

Les serviettes hygiéniques sont de moins en moins utilisées par les femmes gabonaises qui ont un penchant affiché pour les couches câlines, c’est la conclusion d’une enquête menée par confrère le quotidien L’Union. Ce délaissement du protège classique s’expliquerait par l’inconfort qu’il présente avec une capacité d’absorption peu conséquente qui les contraint à en changer fréquemment quand la couche elle se révèle être une garantie à toute épreuve.

Il n’est pas aisé d’aborder des questions de goûts et de couleurs des consommateurs au point d’en déduire les réelles tendances, sauf à vouloir comprendre leurs préférences et leurs causes. C’est ainsi qu’il a semblé nécessaire de scruter le changement des consommatrices des protèges slips. En effet, de nos jours plusieurs Gabonaises optent pour la couche câline plutôt que pour la serviette hygiénique. A quoi ce changement d’attitude est-il dû?

Selon plusieurs femmes rencontrées, les gênes dues aux menstruations sont minimisées par l’utilisation des couches pour bébé. C’est ce qu’a déclaré Nancy Gningone, une compatriote, pour qui les serviettes appartiennent au passé. « Contrairement à la serviette hygiénique, la couche câline me permet de me mouvoir sereinement sans risque de tacher mes vêtements ou mes draps pendant le sommeil », a-t-elle indiqué

Par ailleurs, Katy Stricia Animbo Présidente directrice générale du Cabinet Welcome assistance médicale a tenu à justifier cette ruée vers la couche pour enfant par le confort qu’elle procure. Cela serait lié à sa forte capacité d’absorption. « La couche câline a une quantité plus volumineuse de coton. Elle absorbe donc plus de liquide que les serviettes hygiéniques, qui s’avèrent manifestement insatisfaisantes », a-t-elle confié.

Par contre, pour certaines femmes les prix des couches est un argument important. En effet, les couches vendues par les détaillants tournent autour de 250 à 300 Fcfa l’unité. Mais, il convient de préciser que cette pratique n’est pas qu’une source d’aspects positifs. « Pour les femmes très petite, la couche aura tendance à se faire voir d’où l’inconfort. Mais pour les femmes qui ont de l’embonpoint, la couche n’indispose pas », a tenu à préciser Katy Stricia Animbo.

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