Gabon: la FAO et la CEEAC s’engagent en faveur de l’entrepreneuriat agricole des jeunes

Le SGA de la CEEAC Tabu Addallah Manirakiza et le Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO Hélder Muteia © D.R

Ce jeudi 7 mars 2019 à Libreville, le Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO Hélder Muteia et le secrétaire général adjoint de la CEEAC Tabu Addallah Manirakiza, ont signé un accord visant à promouvoir l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes. Portant sur un montant de 78000 dollars, l’accord prévoit notamment la création d’incubateurs et l’accompagnement des jeunes à l’emploi et à l’entrepreneuriat agricoles.



Occupant environ 56% de la population active des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’agriculture est un atout non négligeable pour cette partie de l’Afrique. Ainsi, en vue de promouvoir l’entrepreneuriat agricole des jeunes, la FAO et la CEEAC, ont signé un accord d’un montant de 78000 dollars (45,6 millions de Fcfa), de fourniture d’assistance technique, ce jeudi 7 mars 2019 à Libreville.

En effet, le projet qui s’étend sur un an, vise essentiellement la fourniture d’un appui technique et décisionnel à la CEEAC, en vue du développement de contenus techniques aux axes stratégiques 1 et 3 du programme PREJAC. Entre autres mesures annoncées, la création d’incubateurs d’entreprises, le financement et l’accompagnement des jeunes à l’emploi et à l’entrepreneuriat agricoles.

S’il vise essentiellement l’amélioration durable des compétences des jeunes dans le domaine agricole, l’accord permettra également la FAO de réaliser trois études structurantes. Tabu Addallah Manirakiza, s’est félicité de « l’implication de la FAO dans le processus de formulation du PREJAC », avant de solliciter « une implication plus élargie dans tous les domaines touchant aux questions de développement du secteur agricole et de l’employabilité des jeunes dans les chaînes de valeur agropastorales et halieutiques en Afrique centrale ».

Le représentant résident de la FAO, a quant à lui souligné que « développer les compétences et l’entrepreneuriat jeune à travers la création des chaînes de valeurs agricoles prioritaires (…) est un défi majeur pour notre sous-région », avant de conclure en indiquant que  « la FAO accorde un intérêt particulier aux chaînes de valeurs qui seront promues, celles-ci devraient contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau local et sous régional ».

A noter que ce projet a la fois éco-responsable et durable, s’inscrit dans la droite ligne du Programme Régionale d’Investissement Agricole, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PRIASAN). Celui-ci contribuera à la réalisation de différents objectifs stratégiques, notamment  la réduction de la pauvreté rurale et la mise en place de systèmes agricoles et alimentaires ouverts et efficaces.

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