Gabon: Fake news, sextape, calomnies sur les reseaux sociaux

Fake news, sextape, injures, les nouveaux hobbies des gabonais sur les reseaux sociaux © D.R

1 711 000, c’est le nombre d’internautes que compte le Gabon, un chiffre qui démontre sans aucun doute la vivacité du secteur de l’internet. Au delà de l’avantage que constitue ce boom technologique qui touche désormais près de 2 gabonais sur 3, l’internet et plus particulièrement les réseaux sociaux occupent une place prépondérante dans la vie de chaque gabonais. Son utilisation dès lors peut avoir un impact souvent négatif, c’est le constat fait au vue de la recrudescence  de scandales et autres dérives.

L’utilisation des réseaux sociaux est très répandue au Gabon. Les internautes sont de plus en plus nombreux, grâce à l’utilisation des Smartphones et Tablettes. Sauf que depuis plusieurs années les réseaux sociaux deviennent le lieu de toutes les dérives imaginables. Entre les fake news, les images obscènes et autres vidéos pornographiques ou encore des propos calomnieux devenus légion chez plusieurs utilisateurs gabonais.

Des contenus qui semble être en vogue chez les gabonais, qui en deviennent presque addict. Il ne se passe pas une journée, sans qu’un proche ne vous envoi une image, une vidéo ou même un message dont l’origine est toujours inconnus. «Partager tel que reçu», voilà le message qui précède l’envoi de ces fichiers qui en général sont des contenus inappropriés.

Sur Facebook et Whatsapp, qui sont les outils les plus utilisés actuellement par les gabonais, on assiste à une forte exposition des contenus choquants, dans certaines publication, sextape, photos de seins nus, photos nues de personnalités, proposition de relation sexuelle tarifée, remplissent désormais les fils d’actualités. Avec comme premier distributeur de ces contenus, des personnalités qui s’érigent en lanceur d’alerte.

Ainsi, au delà des dénonciations qui sont la bienvenue, le phénomène des propos et autres contenus inapproprié qui circulent sur les réseaux sociaux met à mal les relations sociale, chacun se méfiant désormais d’un proche qui pourrait être à l’origine d’une fuite sur sa vie privée.

Ce phénomène a d’ailleurs emmené Lucie Milebou, lors de l’ouverture de la première session parlementaire 2018, à s’nquiéter des dérives des libertés individuelles, se matérialisent à travers les réseaux sociaux par des propos ignobles, qui perturbent et troublent la société gabonaise.  Présidente du Sénat, dénonçait ainsi, la perte des valeurs morales, culturelles, conjuguée au désir de détruire à son prochain gratuitement, et la délectation des propos haineux, qui selon elle n’ont jamais atteint un niveau aussi élevé de nocivité.

Une interpellation qui avait été faite en présence du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement. Un proposition de loi s’avère donc nécessaire, bien que la répression sur internet reste difficile à mettre en oeuvre.

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