samedi,28 novembre 2020
Accueil A La Une Gabon: exercice illégal d’une maison de Pompes funèbres au sein du CHUO

Gabon: exercice illégal d’une maison de Pompes funèbres au sein du CHUO

Que se passe-t-il au sein du Centre hospitalier universitaire d’Owendo ? C’est la question que se posent de nombreux citoyens à la découverte d’une erreur ayant nécessité l’exhumation d’un corps au quartier Angone 1 à Oyem dans le septentrion relayée par notre confrère Gabonreview le vendredi 26 avril dernier. Après quelques recherches, il ressort que cette erreur serait imputable à la maison de Pompes funèbres du Gabon (PFG) dirigée par Patrice Touré qui exerce illégalement la thanatopraxie au nez et à la barbe des autorités sanitaires.

L’affaire a créé l’émoi dans le Woleu-Ntem. Ainsi, le 25 avril dernier, le cercueil de Jean François Kouya, a été mis en terre à Angone 1 dans la commune d’Oyem à la place de celui de Jean Baptiste Mbeng Obame. Une situation qui a conduit à l’exhumation du premier cité pour être transféré dans la province de l’Ogooué-Lolo, au sud du Gabon. « Ce drame est parti d’une erreur commise par les préposés de la morgue d’une structure hospitalière de renom de Libreville », précisent nos confrères.

Selon des informations obtenues par Gabon Media Time, la morgue incriminée serait celle du Centre hospitalier universitaire d’Owendo. Ladite maison de Pompes funèbres dirigée par Patrice Touré exerce de manière illégale au sein de cette structure hospitalière publique. « Au CHUO, les corps sont uniquement destinés à la conservation, c’est-à-dire que si un patient décède au CHU il est conduit dans une chambre froide. De là, les parents sont libres de l’amener dans une maison de pompes funèbres pour se faire traiter mais plus au CHU », a confié une source proche de la direction générale du CHUO.  

D’ailleurs un communiqué diffusé par la direction générale du Centre hospitalier universitaire d’Owendo dans le quotidien L’Union N°12988 du vendredi 5 avril 2019 faisait état de l’incapacité de sa morgue à pratiquer la thanatopraxie, c’est-à-dire, les techniques modernes permettant de préserver les corps de défunts de la décomposition naturelle, de les présenter avec l’apparence de la vie pour les funérailles et d’assurer la destruction d’un maximum d’infections et micro-organismes pathologiques contenus dans le corps des défunts, selon Wikipedia.

« La Direction générale du Centre hospitalier et universitaire (CHU) d’Owendo diffusait un communiqué dans L’Union où elle informait le public que pour des raisons techniques, la morgue du CHUO n’est plus en mesure de recevoir les corps extérieurs. Son fonctionnement se limite uniquement à la conservation des patients décédés dans l’hôpital », avait indiqué la direction générale du CHUO.

Cette erreur interpelle la responsabilité des autorités compétentes, en l’occurrence l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement (IHPA) qui pourtant, avait lancé une opération de contrôles inopinés dans les trois principales maisons de pompes funèbres (Casep-Ga, Gabosep et Saff) en mars 2018. Ce service public devrait davantage veiller à épargner les familles de telles atrocités.

Laissez votre commentaire

Gabon Media Timehttp://gabonmediatime.com
Gabon Media Time est un site d'actualité dont le slogan est " A l'heure de l'info". Nous entendons réinventer l'actualité en ligne gabonaise et sous régionale.
Global Media Time Gif 2px
Bestheinfusion