Gabon : Etat des lieux et impact de la crise post-électorale

Dans un document de près d’une centaine de page, l’illustre analyste financier, Mays Mouissi, fait un état des lieux de l’économie gabonaise en s’attardant notamment sur l’impact de la crise post-électorale.

Le document nous confie que «depuis la fin de l’année 2014, l’économie gabonaise, fortement dépendante des revenus pétroliers, connaît des difficultés» En effet, les ressources budgétaires sont en baisse, les investissements publics sont en net repli, l’endettement public a triplé, de nombreux chantiers sont à l’arrêt et les inégalités sociales se sont accrues. Dans la seule ville de Port-Gentil, de nombreuses entreprises pour survivre initie des licenciements économiques, signe d’une mauvaise santé financière.

A cela s’ajoute la baisse des cours du pétrole qui a fortement dégradé la situation économique du pays. Pour Mays Mouissi «L’absence de légitimité de M. Ali Bongo Ondimba et la défiance exprimée par une large frange de la population à son égard entravent l’activité économique.» Ce constat général amène à reconnaître que le Gabon traverse l’une des plus graves crises politiques de son histoire. Laquelle est partie du scrutin présidentiel du 27 août dernier organisée contexte économique morose.

L’auteur du document nous fait l’économie de la situation post-électorale «Ali Bongo Ondimba, dont la famille gouverne le pays depuis près de 50 ans sans discontinuer, et M. Jean Ping, son challenger. M. Ali Bongo Ondimba a été déclaré élu. Son principal adversaire, M. Jean Ping, les observateurs de l’Union africaine et de l’Union européenne ainsi que la communauté internationale ont unanimement émis des doutes et de fortes réserves sur la sincérité du scrutin. Les contestations qui ont suivi la proclamation de la victoire de M. Ali Bongo Ondimba ont été réprimées dans une violence sans précédent. M. Jean Ping continue de revendiquer sa victoire et le respect du vote exprimé par les électeurs dans les urnes». «De nombreux mouvements sociaux paralysent l’administration publique et le secteur privé. Les difficultés budgétaires déjà visibles avec la baisse des cours du pétrole se sont accrues avec la crise politique.» poursuit-il.

Pour l’auteur du document «En l’absence de découverte majeure dans l’offshore ultra profond, la production de brut continue de décliner. Le secteur forestier ne s’est toujours pas remis de la décision brutale d’interdiction d’exportation des grumes de 2010. Quant au système bancaire gabonais, bien que disposant d’un bon niveau de fonds propres, des stress tests ont démontré qu’il est l’un des plus vulnérables de la CEMAC en cas de survenance d’un choc de liquidité»

Le document intitulé «Economie gabonaise : état des lieux et impact de la crise post-électorale» est téléchargeable ci-dessous.

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