mercredi,2 décembre 2020
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Gabon: entre plan social et clochardisation de journalistes, Chesnel et Pintault font couler L’Union Sonapresse

Le groupe Sonapresse qui édite le quotidien l’Union vit-il ses derniers jours ? C’est la question que se posent les hebdomadaires La Loupe et la Cigale enchantée au regard de la situation chaotique dans laquelle se trouve la société éditrice du quotidien L’Union qui en raison de la gestion abracadabrantesque du duo Chesnel/Pintault agonise. Une agonie symbolisée par ce plan social mis en place à la hussarde par le tandem pour sauver ce symbole d’une mort qui lui tend les bras sous le regard impuissant de ces Gabonais ayant œuvré pour l’insertion du quotidien l’Union dans le paysage médiatique africain. 

Ce sont en tout plus d’une dizaine de journalistes sur les 45 que compte le quotidien l’Union qui feront l’objet dans les prochains jours d’un licenciement. Mieux, ou pire, c’est selon, à Sogapresse, c’est « l’ensemble des 22 employés qui vont faire l’objet d’un licenciement économique avec orientation de leurs activités au sein de la Sonapresse », a-t-on pu lire dans les colonnes de l’hebdomadaire la Cigale enchantée dans sa parution du mardi 17 novembre 2020.  

Qu’est ce qui explique le fait que tout à coup, le groupe sonapresse en soit arrivé à cette situation qui frise le redressement judiciaire ? Comment est-il possible que plane aujourd’hui sur le quotidien L’Union, l’identité de la presse gabonaise, la menace d’une disparition ? A cette question, l’hebdomadaire la Loupe croit avoir la réponse. Cette situation pour le moins inimaginable pour ce baobab de la presse gabonaise aurait pour auteurs le duo controversé Chesnel/Pintault. 

Pour La Loupe dans sa parution du 11 novembre 2020 n°481 écrit que « Eric Chesnel et l’actuelle direction de l’Union, notamment Lin Joël Ndembet, ont la lourde responsabilité de la mort programmée de « l’Union » que des journalistes talentueux comme Albert Yangari, Pierre Célestin Ndong Ondo avaient porté sur les Fonts baptismaux et que la génération d’après, composée des Germain Ngoyo Moussavou, Louis de Dravo, Jean-Baptiste Obame, Pascal Migoula, Véronique Niangui, Léonard Mba Assoume, etc., avaient réussi à maintenir la flamme, en hissant « L’Union » au rang des plus grands quotidiens d’Afrique noire francophone ». 

De l’avis de plusieurs journalistes et membres du groupe Sonapresse, le tandem Chesnel/Pintault aurait conduit L’Union au bord du précipice et la situation actuelle du groupe était prévisible. « La nouvelle ne surprend personne, elle courait depuis un certain temps. Les lecteurs boudaient, depuis longtemps, le contenu éditorial de la direction actuelle de la rédaction. Les ventes, qui avaient chuté vertigineusement, étaient un secret de polichinelle», indique en outre l’hebdomadaire La Loupe.  

Aux raisons nées de l’effondrement des ventes du fait des partages sur les réseaux sociaux, à la baisse des ventes d’au moins 65%, au piratage , on peut ajouter le train de vie dispendieux du couple Chesnel/Pintault. Le dernier cité qui piocherait  dans les finances de la boîte et ferait l’objet de la part de plusieurs journalistes des accusations portant sur le fait « qu’il aurait mis à son nom toutes les villas et appartements appartenant à Multipress-Sogapresse », dixit La Loupe encore une fois. 

Visiblement dans toutes strates de l’Etat, dans les entreprises, les administrations, le même schéma semble se répéter avec ces roitelets qui sans vergogne viennent s’engraisser au Gabon avec pour seule volonté l’enrichissement personnel même si elle passe par la destruction d’un quotidien comme L’Union. C’est en substance ce que souligne La Loupe. « Comme on l’observe, le Gabon sera toujours le pays de Cocagne de tous les ressortissants étrangers (Blancs ou Noirs) qui viennent piller notre pays sans vergogne, avant de repartir chez eux jouir allègrement de nos richesses spoliées ». 

Pendant ce temps, ce sont des pères et mères de famille laissés sur le carreau, marginalisés, asocialisés, clochardisés et livrés à une précarité certaine par la faute de deux hommes Chesnel/Pintault qui après avoir fait mourir L’Union vont « rentrer en France se la couler douce à Cannes ou Nice avec la fortune amassée au Gabon ». 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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