samedi,27 novembre 2021
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Gabon : entre infox et communication aléatoire, le gouvernement accentue la grogne des syndicats

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S’acheminet-on vers un durcissement du mouvement de grève lancé le 23 janvier dernier ou au contraire vers une sortie de crise? C’est la question qu’on serait tenté de se poser au regard du flot d’informations contradictoires qui circulent ça et là avec comme point focal : le nouveau code du travail. Alors que le gouvernement a annoncé ce vendredi au sortir de son conseil interministériel, qu’une session plénière tripartite allait se tenir à partir du 3 février prochain, les syndicats signataires du préavis du 17 janvier dernier, viennent de jeter un nouveau pavé dans la marre. 

Qualifié de « projet cynique et esclavagiste » par les nombreux syndicats signataires du préavis de grève du 17 janvier dernier dont l’Organisation des employés du pétrole (ONEP), le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (SYNTEE+) ou encore le Syndicat national des travailleurs du secteur des industries extractives (Synatiex), le nouveau code du travail n’a pas fini de faire grincer des dents. 

En effet, alors que le gouvernement avait annoncé le mercredi 22 janvier, qu’un protocole d’accord avait été signé avec les syndicats (COSYGA et CGSL) en vue de suspendre le préavis de grève, pas moins de 14 syndicats signataires du préavis de grève avaient rejeté cet accord, le qualifiant de « parodie ». Entre menaces à peine voilées et durcissement du mouvement, syndicats et gouvernement ont depuis cet épisode, rompu le dialogue. 

Et pour cause, alors que le gouvernement Nkoghe Bekale à la suite de son conseil interministériel spécial le vendredi 24 janvier avait annoncé l’organisation d’une session plénière tripartite à partir du 3 février prochain, les organisations syndicales signataires ont une nouvelle fois rejeté cette proposition.  Appelant le premier ministre à « bien vouloir les recevoir ce lundi 27 janvier 2020 à 10 heures pour conclure un accord sur l’objet de leur grève générale d’avertissement », les syndicats ont pour leur part, une nouvelle fois fait montre de leur bonne volonté. 

S’ils ont néanmoins fustigé l’attitude et surtout « la méthode de communication du gouvernement qui n’est pas de nature à favoriser un dialogue social constructif pour un retour à la sérénité », ils n’ont pas hésité à tendre la perche à celui-ci. Reste désormais à savoir si Julien Nkoghe Bekale, Madeleine Berre et compagnie, sauront la saisir, au moment où le pays traverse une zone de turbulence. 

pour l’heure, « en attendant la signature d’un procès-verbal d’accord sanctionnant ces discussions », les organisations syndicales ont indiqué que « le mouvement de grève nationale d’avertissement se poursuit (…) et la reprise sera appelée dans les mêmes formes que l’entrée en grève ». 

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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