Gabon: en prison pour vol de chaussures

Prison centrale de Libreville © D.R

Accusé de vol aggravé chez son employeur, Hervé Ousseni médite actuellement sur son sort à la prison centrale de Libreville. L’arrestation de ce multirécidiviste a été rendue possible grâce au piège tendu par l’épouse de sa victime aidée par les agents de forces de police.

Les faits se déroulent dans la capitale gabonaise où le jeune Hervé Ousseni est employé dans une imprimerie appartenant à Jean Marie Bekoe Moutsinga. Selon le récit de notre confrère L’Union il s’est introduit régulièrement dans un des magasins de son employeur où étaient stockée une bonne quantité d’articles dont des chaussures de marque à vendre.

Lors de son premier forfait, il a réussi à soutirer deux cartons de chaussures et d’autres articles qu’il ira écouler au marché noir sans que des doutes ne soient portés sur lui. Dans l’euphorie de son premier coup très réussi, il décidera de réitérer son action mais cette fois avec du renfort comme le fait remarquer l’avocat de Jean Marie Bekoe Moutsinga. « Il était revenu, cette fois accompagné de deux de ses proches. Et ensemble, ils n’y allèrent pas de main morte: ils brisèrent les grilles des ouvertures et de nombreux cartons d’effets furent emportés», a-t-il confié.

Le vol ayant été constaté, sieur Bekoe décide de saisir la police qui mène désespérément l’enquête jusqu’à ce que la chance qui protégeait le jeune Hervé le fuit. En effet, le jeune homme très connu des services de police va par hasard proposer à la femme de la victime au niveau de plein-ciel des articles qu’elle reconnaîtra très vite.

La suite a tout l’air d’un roman policier car l’épouse de Jean Marie Bekoe Moutsinga donnera rendez-vous au truand qui acceptera convaincu de pouvoir écouler une forte marchandise sans s’imaginer qu’il courait droit dans un guet apens mis en place par les agents de force de sécurité.

Interpellé puis gardé à vue, il comparaîtra devant le juge qui ne manquera pas de lui rappeler la teneur de son acte avant que de requérir 2 ans d’emprisonnement et une amende de 100 000 Fcfa.

Laissez votre commentaire