Gabon: Elza-Ritchuelle Boukandou ou la foi «du tout est possible»

Elza-Ritchuelle Boukandou lauréate du prix « Femmes Noires Inspirantes 2019 » © D.R.

Arrivée deuxième aux législatives de 2018 avec 11,63% des voix, pour sa première participation à une élection politique à la Dola dans la Ngounié, Elza-Ritchuelle Boukandou est une femme pleine de ressources. Récemment récompensée du prix « Femmes Noires Inspirantes 2019 » dans la catégorie « Personnalité » au Bénin, la présidente du parti Pour Le Changement (PLC) et fille spirituelle de feu Pierre Mamboundou, nous a livré son secret dans une interview.



Gabon Media Time : Vous venez de recevoir le prix « Femmes Noires Inspirantes ». Comment se sent-on après avoir été honoré au milieu de tant de femmes noires inspirantes du continent ?

Elza-Ritchuelle Boukandou : On se sent béni. On se sent reconnaissant à Dieu et à toutes ces personnes  qui de près ou de loin ont œuvré à faire de nous une jeune femme qui se distingue. On se sent fier d’ouvrir une voie pour plusieurs, surtout celles et ceux des milieux modestes comme nous. Par ailleurs, on ressent davantage le poids de la responsabilité, car désormais vous êtes l’ambassadrice de toute une génération.  Comme le dit la maxime : « Aux grands dons des grandes responsabilités ». La responsabilité du destin de toute une gente surtout pour celles qui rêvent plus grand, qui voient plus loin. La responsabilité de faire naître des grandes visions, mais surtout la foi « du tout est possible ».

Comment explique-t-on un tel parcours à un si jeune âge ?

Je dirais qu’il faut beaucoup de discipline personnelle, beaucoup de travail mais surtout beaucoup de grâce Divine. Car ce que je suis n’est pas lié à ce que j’ai fait, mais plutôt à la décision de Dieu.

A l’heure où la femme gabonaise est régulièrement citée dans des affaires qui ne l’honorent pas, quel message lui adressez-vous ?

Femme africaine du Gabon, tu es très attendue devant le concert des nations. Et retiens que « la seule vraie richesse que l’on puisse laisser à son enfant, c’est d’inscrire son nom dans la courte liste des gens qui ont su dire NON, quand il était plus facile et moins risqué de dire oui ».

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