Gabon: écroué à la prison centrale avec sa «tchiza» pour abandon du domicile conjugal

Le dénommé Alphonse et Marie sa maîtresse ont été placés en détention préventive, le mardi 19 mars dernier, à la prison centrale de Gros-Bouquet. Pour cause, ce quinquagénaire aurait abandonné son foyer conjugal pour filer une idylle avec sa maîtresse du côté d’Essassa, dans le 2ème arrondissement de Ntoum, tandis que sa femme et ses enfants étaient condamnés à tirer le diable par la queue.

Si depuis un temps, le terme “tchizambengue” ainsi que les libertines actions de certains hommes mariés tendent à être valorisées, le sort d’Alphonse et Marie devrait faire réfléchir plus d’un. En effet, cet homme  s’est rendu coupable d’adultère. Selon le récit recueilli par notre confrère L’Union, les mariés se sont croisés alors que Alphonse séjournait au Congo Brazzaville. A la suite de quoi, il la ramènera au Gabon où ils se marieront au régime de la communauté des biens, option monogamique.

Seulement, quelques années après Alphonse, qui avait déjà construit sa famille, se met à changer négativement. Rentrant tardivement, allant même jusqu’à découcher des fois. Une attitude qui a inquiété sa femme. D’autant plus que selon un de ses proches, un soir il a demandé à son épouse Athanase de quitter la maison avec leurs enfants. Ayant refusé, ce dernier a mis le feu à l’une de leurs maisons en location. Heureusement que seules des pertes matérielles avaient été enrégistrées.

Par la suite, papa Alphonse comme l’appellent leurs enfants va élire domicile chez une femme qui s’avère être sa maîtresse. Cet homme résidant dans les PK ira vivre à Essassa dans le premier arrondissement de Ntoum, laissant sa famille dans la mouise. C’est fort de tous ces maux que son épouse ira en février déposer plainte contre celui qui demeure son époux au Tribunal de première instance de Libreville aux motifs d’adultère et abandon de foyer conjugal. L’affaire sera transmise à la brigade de leur localité sise à Melen pour enquête préliminaire.

A la suite des investigations menées par les limiers, des preuves accablantes ont été  découvertes. Les amoureux au noir ont été déférés le mardi 19 mars devant le procureur de la République qui les a mis en détention préventive en attente de jugement. Pour l’heure, le mari s’expose aux sanctions prévues par l’article 271 du Code Pénal et risque une peine allant de 1 mois à 2 ans d’emprisonnement assorti d’une amende allant de 24 000 à 500 000 FCFA. Rappelons que l’abandon court si l’un des conjoints fait 2 mois sans motif grave hors du domicile conjugal et s’il se soustrait de ses charges familiales.   

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