Gabon: Dynamique unitaire appelle le gouvernement à un traitement équitable de ses administrés

C’est au moyen de la correspondance administrative N°467/DU/BC/P adressée au ministre de la Fonction publique et datée du lundi 4 mars 2019  que la DU a interpellé le gouvernement gabonais sur les situations financières non régularisées de 27 fonctionnaires arbitrairement suspendus depuis 9 mois. Pour rappel, c’est dans le cadre de la mise sus bon de caisse des fonctionnaires que ces derniers se sont vus suspendus de salaires sans levée possible en dépit le respect des procédures administratives toutes épuisées.


La décision de mise sous bon de caisse déclenchée le 25 juillet 2018 continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, depuis sa mise en application plusieurs irrégularités peuvent aisément être pointées du doigt. Dans son courrier, elle énonce comme possibles raisons de suspension notamment le refus de certains chefs hiérarchiques de délivrer à leurs collaborateurs des attestations de postes, les cas de maladies, le non déploiement de certains agents et le départ en stage à l’étranger.

Pour la principale force syndicale du pays, ces raisons doivent pousser le gouvernement à lever les suspensions sur une caste de fonctionnaires. Cette bipolarité dans le traitement du fonctionnaire constitue le coeur de leur montée au créneau. Rappelons que ces agents ont exploré toutes les voies administratives possibles. L’article 6 alinéa 2 de la loi n° 14/2005 du 08 Août 2005 portant code de déontologie de la Fonction Publique énonce le principe d’égalité dans le secteur public.

Les personnes malades au moment des pointages, malgré des preuves médicales demeurent suspendues. Même son de cloche pour les agents bénéficiaires des bourses de coopération au moment de l’adoption de ladite mesure. L’arrêté n°38/PM/MFPSPRE du 20 Août 2018 portant gel des stages professionnels des agents civils de l’Etat a été appliqué pourtant en violation de l’article 144 de la loi 1/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction Publique qui dispose: «la formation et le perfectionnement sont un droit et un devoir pour l’agent public permanent »

Même en cas de faute de ces agents le délai de suspension serait échu conformément à 131 alinéa 3 de la loi 8/91 portant statut général des fonctionnaires. Ainsi, il y aurait anguille sous roche si on se fie aux dernières nouvelles le dossier faisant état d’un blocage  par la direction générale de la fonction publique. C’est en respect de l’article 1er alinéa 7 de la constitution prohibant l’impossibilité d’exercer son travail, que la DU prévoit de se tourner vers les instances juridictionnelles.

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