vendredi,14 août 2020
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Gabon : disparition de Rinaldi Abaga, le silence radio de Lambert-Noël Matha et Antonella Ndembet

Alors qu’une vague de disparitions d’enfants crée la psychose et l’angoisse auprès de l’opinion laquelle s’interroge sur la nature et les raisons de cette campagne d’enlèvements, le ministère de l’Intérieur et celui de la justice ne semblent pas s’arrimer à l’indignation populaire. Pire, ils y montrent un certain désintérêt par ce silence assourdissant qu’il observent stoïques, face au désarroi des familles et à l’épouvante qui gagne les Gabonais

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L’affaire Rinaldi Ngoua Abaga, du nom de ce jeune garçon de 3 ans disparu dans des conditions toujours inconnues a d’abord suscité une indignation collective sur les réseaux sociaux avant qu’elle ne s’étende dans les faits par l’organisation prochaine d’une marche des femmes visant à condamner ces enlèvements d’enfants. 

Des enlèvements qui étrangement et en quelques jours se sont multipliés, faisant poindre dans l’opinion, l’idée d’un réseau d’enlèvements de mineurs à des fins fétichistes ou crimino-ritualistes au moment où s’annonce dans le  landerneau politique la composition imminente du nouveau gouvernement. 

Depuis la disparition le dimanche 12 janvier dernier d’un garçonnet âgé de trois ans dénommé Anderson Abaga Ngoua dit « Rinaldi » au village Abee-Bizang, plus connu sous le nom Abbee-Eba, à 27 km de Bitam, Armel Toussaint Ndong Nguema le 13 janvier 2020 à Bikele, Ruth Angelina Minkue mi-Ella portée le 7 janvier 2020, Darcy Grâce Mboumba le 13 janvier, Alice Otsagha, Lucrecia Eda Zewe pour ne citer que ceuxlà, ont tous été déclarés disparus par leurs proches sur les réseaux sociaux. Une telle déferlante d’enlèvements ne saurait se résumer en une simple coïncidence. 

Disons le sans ambages, nous faisons face à une situation d’insécurité avérée qui doit interpeller les plus hautes autorités et dont les plus concernées se murent, indifférentes et insouciantes dans un silence impénétrable. La disparition de nos enfants dans des conditions opaques et étranges ne constitue t-elle pas un problème de sécurité publique ? Par quoi s’explique cette posture des autorités qui tiennent une attitude coupable agissant comme si lesdits enlèvements érigés en normalité, ne les choquent point ? 

Dans un pays sérieux, Lambert Noël Matha premier flic gabonais en étroite collaboration avec le ministère de la Justice dirigé par Erlyne Antonella Ndembet  aurait eu pour obligation, par conscience professionnelle et par respect du devoir républicain de diligenter une enquête policière et mobiliser les agents afin que la lumière soit faite sur cette vague de disparition. 

Le Parquet qui s’est prononcé 5 jours après la disparition contraint par la clameur populaire peut s’auto saisir par le biais de la procédure inquisitoire. A ce jour et en dépit des cris stridents des familles des enfants enlevés, Lambert Mathas et Erlyne Antonella Ndembet ont fait le choix de l’inaction. Un choix qui met en danger nos enfants et qui conforte la position des criminels si tant est que ce soit le cas dans leur démarche. 

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Mouss Gmt
Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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