Gabon: Dieudonné Minlama favorable à un plan Marshall pour régler la question du Fcfa

Dieudonné Minlama Mintogo, président d’Ensemble pour la République © GMT

Le débat sur le franc CFA qui secoue actuellement l’opinion internationale suscite de l’intérêt auprès des acteurs politiques du Gabon. C’est le cas du président d’Ensemble pour la République Dieudonné Minlama Mintogo  qui a, dans une interview accordée à l’hebdomadaire L’Aube, tenu à donner son point de vue estimant qu’il est nécessaire d’ouvrir un débat franc sur cette question qui est liée à d’autres question d’ordre stratégique.

Interrogé sur la recrudescence de débats sur le franc CFA et qui pour certains observateurs menacerait la souveraineté des Etats de la zone Fcfa, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 estime que ce débat et plus les accusations à l’encontre de la France est la résultante « de la crise migratoire dans les pays du Nord », qui selon lui menace la stabilité de ces pays.

Pour le leader politique, cette question qui a une incidence sur la politique intérieure de nombreux pays mérite d’être traitée. De ce fait « il me parait juste, au préalable de cerner les origines de cette crise sinon elle va s’amplifier et pourquoi pas déstabiliser les pays du Nord », a-t-il souligné. Toute chose qui implique l’établissement d’un dialogue entre l’Europe et l’Afrique.  

Sur la question spécifique du Fcfa, il a dit militer « pour une rencontre importante entre les pays colonisés et ceux qui les ont colonisés ». « Cette rencontre devrait déboucher sur un plan Marshall. Je pense que la colonisation, l’exploitation des matières premières, le franc CFA et autres, méritent bien une messe », a-t-il confié à nos confrères.

Dans le même ordre d’idées,  Dieudonné Minlama Mintogo a indiqué qu’il était favorable à la mise en place d’un plan Marshall pour échanger le plus largement possible sur ces questions.  « J’imagine un plan Marshall basé  sur quatre (4) points : la reconversion de la dette due par les pays africains aux  anciennes colonies en projets d’infrastructures et en fonds en développement local , la délocalisation des entreprises européennes en Afrique pour transformer ne fût ce que 50 % de nos matières premières au niveau local , la révision de certains traités et accords  et; enfin l’accompagnement démocratique », a-t-il martelé.

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