Gabon: le dialogue social, de la poudre de perlimpinpin pour Marcel Libama

Marcel Libama

Le Conseiller municipal du 4ème arrondissement de Franceville Marcel Libama doute de la volonté du Premier ministre à instaurer le dialogue social. Dans une longue diatribe sur sa page facebook, il a affirmé qu’il n’existait pas de dialogue social au Gabon, tout en qualifiant celui prôné par Julien Nkoghe Bekale de « dikta social » ou de « poudre de perlimpinpin ». Pour le membre de l’Union nationale le dialogue social doit être l’apanage des confédérations reconnues et représentatives.



Le Conseiller municipal du 4ème arrondissement de Franceville, Marcel Libama, ne semble pas convaincu de la bonne foi du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale qui a recommandé le dialogue social à ses collaborateurs le 21 mars dernier. « Le dialogue dont nous parle le Premier ministre s’adresse aux « syndicats maison, syndicats mallettes syndicats cabines téléphoniques » ces syndicats sont en général l’œuvre du gouvernement et des patrons, visant le contrôle des travailleurs et l’affaiblissement les syndicats qui défendent réellement les intérêts des travailleurs. », a déclaré le membre de l’Union nationale sur sa page facebook.

Pour lui, le dialogue social prôné par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale est un « dikta social » qui ne dit pas son nom. Qui plus est, le chef du gouvernement ne serait pas la personne indiquée pour en parler puisqu’il semblerait qu’il ne soit pas un exemple en  la matière. « Le Premier ministre a sensibilisé les membres de son gouvernement sur l’urgence de dialoguer avec les syndicats alors que lui-même, depuis son arrivée, n’a pas encore dit un simple bonjour aux partenaires sociaux. L’exemple vient d’en haut  », a affirmé le syndicaliste et membre de Dynamique unitaire.

Dans sa critique virulente envers le gouvernement et son chef en particulier, Marcel Libama n’a pas manqué d’affirmer que le dialogue social n’existe pas au Gabon. Il s’agirait plus d’un rassemblement opportuniste autour des  membres du gouvernement que de certains syndicats à la recherche de la notoriété ou d’argent. « Ce dialogue social qui s’annonce est une énième aubaine pour le gouvernement et les syndicats façon-façon d’être vus à la télé aux côtés des ministres et de manger un peu », a-t-il ajouté.

Le conseiller municipal suggère au chef du gouvernement de concentrer son énergie et ses efforts à l’instauration d’un cadre institutionnel et juridique favorable à la participation syndicale dans la mise en place des politiques publiques dédiées aux travailleurs. « Le rôle de l’Etat qu’il représente consiste à créer un climat politique et civil stable et favorable au dialogue social, en mettant à disposition un cadre institutionnel et juridique adéquat permettant, d’encourager la participation des organisations des employeurs et de travailleurs autonomes, de fonctionner librement sans crainte de représailles », a-t-il précisé.

Laissez votre commentaire