Gabon: deux pasteurs extorquent 230 000 à une jeune fille par la prière

Rond point de la Démocratie © D.R

Une jeune fille a déposé plainte au commissariat de police du 5e arrondissement de la commune de Libreville pour escroquerie et association de malfaiteurs. Et pour cause, cette dernière s’est fait rouler dans la farine par deux pseudo pasteurs qui lui auraient volé 230 000 Fcfa pendant que ces derniers lui imposaient les mains dans le taxi.

GABON LIBREVILLE

La délinquance ambiante est une réalité pour tous les Gabonais car sévissant dans tous les quartiers. Le plus inquiétant réside dans le fait que les acteurs de ces actes vils sont confondus. En effet, aujourd’hui les délinquants usent de stratagèmes hautement pensés pour dépouiller les honnêtes gens. Et cette dure réalité a été vécue par une compatriote prise par la ruse. Et pas des moindres, des pasteurs qui usent de la parole de Dieu pour soudoyer les âmes sensibles.

Selon le récit recueilli par notre confrère du quotidien L’Union, la scène a eu lieu dans un taxi. En fait, ce jour-là, la victime qui a requis l’anonymat a emprunté un taxi pour se rendre sous l’échangeur de la démocratie. C’est ainsi qu’elle est apostrophée par un homme. Ce dernier lui dit qu’elle aurait des ondes négatives et que lui et son compère seraient des pasteurs. C’est alors que l’individu assis sur le siège avant s’est mis à parler un anglais et le deuxième homme s’est fait traducteur.

Religieuse et consciente des difficultés qu’elle vit, la jeune femme s’est laissé imposer les mains. Pendant qu’elle fermait les yeux, les deux prétendus pasteurs se serait mis à prier sur elle. Le taximan étonné a réclamé le silence. Mais la jeune fille lui a demandé de les laisser à la délivrer. Erreur fatale ! Une fois la prière finie, les pasteurs lui ont demandé de mettre des papiers dans son sac en guise de délivrance finale. Chose qu’elle a faite. Seulement, en descendant elle a voulu réaliser un achat. En fouillant son sac, elle constate que tout son argent a disparu. Soit 230 000 Fcfa. La victime s’est tournée vers le commissariat de police du 5e arrondissement de Libreville où elle a déposé la plainte contre X.

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