Gabon: Deux panthères à l’origine de la psychose au village Sougouzap-ville

Gabon Gabonmediatime Panthère Gabon Forêt Gabonaise
Une panthère dans la forêt gabonaise © D.R.

Les populations du village Sougouzap-ville sis à 18 km d’Oyem sur le tronçon Oyem-Bitam sont depuis peu en proie à un danger qui pourrait s’avérer fatal pour ledit regroupement. Et pour cause, des témoignages feraient état de la présence d’un couple panthère dans le village au point d’occasionner les morts d’animaux domestiques. Les villageois sont en alerte rouge. 


L’atmosphère est particulièrement morose au village Sougouzap-ville dans le Woleu-Ntem précisément à 18km de la commune d’Oyem. En effet, selon les témoignages des villageois qui y vivent, un couple de panthères visiterait nuitamment le village. La rumeur est devenue un fait après que des jeunes gens eurent fait la découverte d’un chien de chasse à moitié déchiqueté. Un véritable choc pour les villageois, car sur le lieu de la trouvaille, des traces d’empreintes de panthères étaient visibles. Ces dernières ont été certifiées par des chasseurs alors qu’elles étaient à nouveau présentes quelques jours après à 500 mètres de la première découverte.

Paniqués, les habitants dudit village ont entrepris d’explorer toutes les hypothèses pouvant justifier la présence de ces félins. Pour ce faire, marabouts et autres maîtres en ésotérisme ont été consultés. Pour les notables, il est imminent de cerner le phénomène. « Nous avons deux sortes de panthères, il y a une de forêt qui est animal naturel et qui est interdite d’être tuée, sauf cas de légitime défense. Il y a  une autre qui est esprit de totem et qui est dirigée par un humain. Dans ce cas, il faut les notables pour parler et chasser l’esprit » explique un notable, agent des eaux et forêts.

Il convient de préciser que Sougoudzap-ville comprend régulièrement 300 âmes. Un nombre majoré en période estivale où près de 800 personnes y vivent. L’urgence est donc de mise quand on sait qu’il y a des fortes chances qu’après les animaux, les prochaines proies soient des humains. Pour leur part, les villageois semblent déterminés à se protéger. « En tout cas, on ne laissera  pas les panthères se remplir l’estomac de nos parents au village, soit disant que c’est une espèce protégée», a précisé l’un des notables.

Laissez votre commentaire