Gabon, des richesses à la pelle pour quel développement ?

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On entend très souvent dire que le Gabon est un pays dont la richesse est inestimable. Pourtant ses potentialités restent jusqu’à présent pas connu ou peu exploités, Pétrole, manganèse, Or, diamant, fer … Avons nous réellement conscience de ces nombreuses richesses que recouvrent notre sol ? Ou encore leur poids dans l’économie gabonaise ?

Si le pétrole demeure la ressource principale du Gabon, il n’en demeure pas moins que de nombreuses autres richesses minières peuvent contribuer à rehausser l’économie du pays. Quelques exemples pour mieux cerner les enjeux.

Pour le cas de l’or que l’on connaît bien au Gabon l’once s’est établie à 732 000 Fcfa le 28 décembre dernier. Pour l’année en cours, la Société équatoriale des mines (SEM) souhaite accroître la production de ladite ressource afin de mieux valoriser les coopératives artisanales à travers de nouveaux projets tels que « l’or d’Eteke » ou encore le « fer de Baniaka » a Boumango et le « fer de Milingui » à Tchibanga. Cette dernière ressource dont le cours est porté à spéculation, tant la Chine recherche des marchés, amène ainsi l’augmentation du prix de la tonne de fer à environ 38 630 Fcfa.

Le manganèse, extrait à Moanda, a vu son prix augmenter du fait de sa substance à teneur de 45%. De fait, le prix moyen de la tonne s’élève désormais à environ 170.000 Fcfa.

A Mabounié dans le Moyen-Ogooué, c’est le Niobium qui fait sa loi.  Le gisement dont les réserves en Niobium sont estimées à plus de 3 millions de tonnes fut initialement exploité en 1988 par la Société Minière du Moyen-Ogooué, avant que la société chinoise Sinosteel ne l’y pointe. Mais Mabounié est visiblement un sol riche. Car en plus se recouvrir de l’or, du phosphate et du niobium, le site semble être également un gîte de terres rares.

Les terres rares, ce groupe de dix-sept métaux très réactifs, servent à fabriquer des aimants très puissants (neodyme) indispensables à la conception de petits moteurs électriques, des éoliennes, hauts-parleurs, microphones, guitares électriques, disques durs, des écrans de télévisions entre autres.



Certaines de ces terres rares interviennent dans le raffinage du pétrole en essence ou encore dans la radiographie médicale. Ces « terres rares » pourtant pas aussi rares que ça, s’écoulent entre 280 000 et 560 000 le kilo.

En trouvant la satisfaction de dénombrer les richesses que compte notre pays, le triste constat réside dans la situation de sous-développement qui accable son évolution. Sinon, que fait l’Etat de l’exploitation de toutes ces richesses et où va l’argent?

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