Gabon : des étudiants de l’ENS réclament l’affichage des états de bourse

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Les étudiants de l'ENS barricadent l'entrée de l'établissement © D.R

Ce lundi 02 décembre 2019, l’Ecole normale supérieur (ENS) connaît un mouvement d’humeur de ses étudiants en master 2 nouvellement diplômés. Ces derniers boudent la décision de la Direction générale de ne pas afficher les états de bourse sur lesquels ils soupçonnent toujours y figurer. Craignant le détournement des fonds alloués au paiement de leur bourse. La direction quant à elle estime que ces derniers ayant obtenu leurs parchemins ne figurent plus parmi les effectifs de l’ENS. 


Les nouveaux diplômés de l’Ecole normale supérieure ont décidé d’observer un mouvement d’humeur ce lundi 2 décembre 2019. Ils ont donc barricadé l’accès à l’établissement et ont brûlé des pneus devant le portail. Ils revendiquent l’affichage par la direction générale de l’établissement des états de bourse pour le compte de l’année académique 2019-2020. 

Selon une source estudiantine, tout serait parti de la décision de la direction générale de l’établissement de supprimer des états de bourse les étudiants de Master qui ont soutenus en août dernier et qui ont encore des matières à repasser pour le compte de l’année académique 2018-2019. Un mouvement d’humeur que le directeur général de cet établissement supérieur Pr. Fidèle Allogho Nkoghe a qualifié d’illégal

Selon le responsable de l’ENS joint au téléphone par Gabon Media Time, les grévistes n’ont plus de lien avec l’établissement dont il a la charge. « Ils ont passé entre deux et trois ans en Master. Ils ont soutenu en août dernier. Ils sont désormais des professionnels. Leurs dossiers sont à l’éducation nationale en vue de leur affectation. Ils n’ont plus rien à voir avec l’ENS. Nous allons saisir les institutions judiciaires compétentes pour qu’ils répondent de leurs actes », a-t-il confié. 

Pour l’heure, les étudiants continuent d’exiger de rencontrer   le directeur général de l’ENS pour être édifiés sur la décision de retrait de leurs noms des états de bourse. Ce dernier continue de s’y opposer. Des agents des forces de l’ordre ont été dépêchés sur les lieux pour déguerpir les étudiants grévistes à l’aide de gaz lacrymogènes. Un usage de la force injustifié car en pareille circonstance, le dialogue social prôné par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale devrait prévaloir. 

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