Gabon: déjà 15 mois de salaires impayés à Africa n°1

Siège d'Africa N°1 àLibreville © GMT

Ce mercredi 21 novembre 2018, Patrick Bibang journaliste à Africa n°1  a édifié l’opinion publique sur la situation que traverse les agents de la radio panafricaine, qui en ce jour purgent 15 mois de salaires impayés. Cette situation qui plonge ces professionnels des médias dans une précarité absolue devrait retenir l’attention des plus hautes autorités du pays en tête desquelles le ministre de la Communication, Guy Bertrand Mapangou.

L’état de précarité dans lequel se trouvent les agents d’Africa N°1 qui a longtemps fait la fierté du paysage médiatique gabonais, est dû aux difficultés financières que traverse ce média depuis plusieurs années, comme nous l’indique notre confrère du journal Moutouki dans sa parution du jeudi 22 novembre 2018.

Cette situation désormais catastrophique a pour conséquence les 15 mois de salaires impayés auxquelles sont confrontés les professionnels de cette radio qui aujourd’hui sont livrés à leur triste sort. « Nous avons certains collègues qui sont mis dehors, d’autres qui sont menacés d’expulsion par les bailleurs. Il y a des cas de maladies. Lionel Ndombi, un de nos collègues est obligé de se soigner à l’indigénat et sans ressources », a dénoncé Patrick Bibang.

Des démarches pour palier le problème du personnel de cet organe ont été entreprises par les agents, qui ont décidé de la création d’un comité ayant pour objet la résolution de leur situation avec la tutelle. A cet effet, Patrick Bibang a indiqué que des rencontres  ont été entamées avec les administrations depuis un moment.

Face à cette situation qui fait en sorte que la radio Africa n°1 ne soit plus que l’ombre d’elle même, l’Etat a le devoir de trouver des voies et moyens pour remédier aux maux qui frappent les agents de ce média qui se trouvent également confronté à un manque criant de matériels techniques. «Au niveau du matériels, aussi vous aviez remarqué que l’on n’écoute plus la 94.5. Elle a été retirée par l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF)», a t-il indiqué.         

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