dimanche,20 septembre 2020
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Gabon: de la nécessité de maîtriser les dépenses publiques pour limiter les pressions budgétaires

En dépit des incitations de la banque mondiale à « améliorer la qualité de la dépense publique pour favoriser une croissance inclusive », le gouvernement gabonais reste englué dans des dépenses de fonctionnement excessives. Évaluées à plus de 2000 milliards de FCFA pour les seuls exercices 2018 et 2019, ces dépenses continuent d’accentuer les pressions budgétaires sous le regard hagard du ministre en charge du Budget et des comptes publics Sosthène Ossoungou.

Nommé en juillet dernier en qualité de ministre du Budget et des Comptes publics après avoir été pendant plusieurs mois délégué à l’Economie, Sosthène Ossoungou est très attendu, notamment sur le terrain de l’assainissement des finances publiques. Et pour cause, ancien directeur général de la comptabilité publique et du trésor (DGCPT), l’homme est une fois encore au coeur de la dépense publique.

Dans un rôle similaire à celui qu’il jouait précédemment au trésor public, le néo ministre du Budget devra désormais prendre des mesures fortes pour maintenir l’économie gabonaise à flots et surtout amputer celle-ci de dépenses pour le moins ostensibles. En effet, dans un contexte de crise sanitaire qui nécessite des investissements colossaux pour limiter à la fois la propagation du virus, la viabilité des investissements et la santé des entreprises, des décisions fortes et courageuses doivent être prises.

Entre rigueur et discipline budgétaire, des décisions devront inéluctablement être prises. Surtout, elles devront trancher avec celles des trois dernières années qui ont conduit à l’échec cuisant d’un Plan de relance économique (PRE) 2017-2019 présenté comme une « hérésie » dès sa mise en oeuvre. En première ligne donc pour éviter que l’économie gabonaise ne sombre dans un cercle vicieux de surendettement, Sothène Ossoungou devra donc très rapidement prendre la mesure de la situation.

Quand on sait que « la dynamique de la dette s’est détériorée et que les risques pour la viabilité de la dette ont considérablement augmenté » comme l’ont récemment souligné les administrateurs du FMI, qui ont par ailleurs invité le gouvernement à « surveiller étroitement les risques budgétaires et éviter l’accumulation d’arriérés », il apparaît donc clairement que l’économie gabonaise est aujourd’hui sous assistance respiratoire. A charge donc au ministre de la dépense, de la maintenir en vie.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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