Gabon: pas d’argent, pas de reprise des cours à l’INPTIC

Les étudiants de l'INPTIC attendent de reprendre les cours depuis plusieurs mois © D.R

Dans l’optique de régler la crise qui secoue l’Institut national des postes, des technologies de l’information et de la communication (INPTIC), le ministre d’État à l’Economie numérique, Guy-Bertrand Mapangou, a présidé une réunion ce mardi 6 novembre, en présence des différentes parties. Au cours de cette rencontre, les enseignants vacataires de cet établissement ont conditionné la reprise des activités pédagogiques au paiement de leurs salaires.

La réunion organisée au ministère de la Communication et de l’Economie numérique a rassemblé le ministre d’État Guy-Bertrand Mapangou, la direction générale de l’INPTIC dont son responsable Claude Ahavi, les enseignants et les représentants des étudiants. La rencontre aurait porté ses fruits car en sont sorties des décisions  importantes notamment le paiement des salaires des personnels pédagogiques, la baisse des frais d’inscription et d’écolage et la suppression du port de l’uniforme pour les étudiants.

Reste à savoir si les promesses seront tenues. A ce propos, les enseignants ont adopté une position ferme : « nous ne reprendrons les cours que si nous sommes payés. C’est pourquoi le ministre d’Etat a demandé que cette somme soit décaissée. Cet argent servira, d’une part, au paiement des vacations de l’enseignement pédagogique », a déclaré François Mezui Me Ndong, représentant des enseignants vacataires.

De leur côté, les étudiants attendent que leurs formateurs obtiennent gain de cause, mais aussi d’être rassurés sur la nouvelle tarification de la scolarité pour la prochaine année académique. Ce n’est qu’à ce titre que les cours, suspendus depuis le 26 septembre dernier, pourront reprendre.

A rappeler qu’en début de semaine, un rapport du ministère de la Communication avait été très critique à l’égard de la Direction générale de l’Institut national des postes, des technologies de l’information et de la communication, l’accusant d’une « gouvernance opaque » de l’établissement.

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