Gabon: «Crise politique et victoire de Jean Ping»

D.R

La seule solution de sortie de la crise politique, qui gangrène aujourd’hui le Gabon, demeure la réhabilitation de la victoire de Jean Ping du 27 août 2016.



Tout autre hypothèse hasardeuse ou démagogique naîtrait d’opportunistes qui n’ont d’autre ambition que de se positionner cette fois sur des bases indubitablement ethnicistes et à fermement condamner.  

On peut regretter que, dans ce train de l’holocauste de la démocratie gabonaise naissante,  s’y mêlent des personnalités censées être ou présupposées éclairées. Permettez moi de me tromper sur leur propre nature.

À ne pas oublier ou ignorer, cependant,  que le chaos ou la crise politique actuelle vécue dans notre pays est né du rejet par la Cour Constitutionnelle de la victoire de Jean Ping consécutive à l’expression de la volonté générale du peuple gabonais déterminé à changer la donne et présent majoritairement dans les urnes. Pour affirmer son vote.

Ce choix n’a point été déterminé par un lignage, un clan, un village,  un quartier, une ville, une communauté culturelle, une province. Celui-ci a émané du plus grand nombre de Gabonais ressortissants de toutes les communautés culturelles de toutes les  provinces de leur propre pays.

Ne pas y revenir pour le nier serait une hérésie à ne jamais oublier ou absoudre.

En outre, faire exploser et/ou imploser le vote majoritaire des Gabonais du 27 août n’est pas à conseiller. Au risque d’être dans un perpétuel recommencement et, donc, de pérenniser et valider l’analyse hobbesienne du « Léviathan », d’un autre âge, et qui préconise de tout broyer  à son passage, celui du PDG, parti au pouvoir depuis 1968. Pourvu que ce dernier se maintienne aux Sommets de L’État ad vitam aeternam.

Je ne suis pas sûr que, dans ce cas, nous défendrions l’idéal démocratique chèrement édifié et la mémoire de nos devanciers, les combattants présents et acteurs à  la Conférence Nationale Gabonaise (23 mars-19 avril 1990), encore une fois ressortissants de toutes les communautés culturelles et provinces du Gabon.

Je pense fondamentalement que, pour éviter le pire y comprises les affres de la guerre civile, plus que jamais, l’heure est au Rassemblement du « Gabon Total »;  pour la survie de notre État démocratique encore en gestation, selon les dispositions saines et originelles, donc non triturées en permanence en fonction des intérêts personnels et/ ou partisans du moment, de la  Constitution du 23 mars 1991.

Wilson-André Ndombet

Professeur Titulaire des Universités à l’UOB

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