jeudi,29 octobre 2020
Accueil Derniers articles Gabon : Crépin Dieket «victime de traitement inhumain et torturé tous les...

Gabon : Crépin Dieket «victime de traitement inhumain et torturé tous les jours comme un criminel»

En détention préventive à la prison centrale de Lambaréné depuis le jeudi 15 août 2019, Crépin Dieket, serait, selon les propos de ses proches relayés par l’hebdomadaire Echos Du Nord dans sa livraison de ce lundi 16 décembre 2019, un prisonnier politique « victime de traitements inhumains » de la part des gardes pénitentiaires. Originaire du Moyen-Ogooué, l’activiste est connu pour son soutien à Jean Ping. En 2016, il avait déjà été détenu pour avoir mené des marches de protestation contre le régime d’Ali Bongo Ondimba. 

Le numéro 660 de l’hebdomadaire Echos du Nord (EDN) fait état des conditions de détention de l’activiste Crépin Dieket. Notre confrère relate le calvaire de ce jeune homme  épris de liberté qui depuis 2013 a consacré son temps et son énergie à dénoncer avec véhémence les dérives au sommet de L’État. Un engagement qui l’a malheureusement conduit derrière les barreaux de la prison centrale de Lambaréné depuis le 15 août 2019 pour délit d’opinion et trouble à l’ordre public.

Au-delà de ces actes répréhensibles, EDN qui cite des proches de l’activiste pro-Ping rapporte que ce dernier serait victime d’un règlement de comptes au regard de son engagement et  de ses opinions. Depuis 2016, période au cours de laquelle il connaît ses premiers déboires judiciaires, Crépin Dieket avait fait l’objet d’une détention plusieurs semaines sans que ses proches ne le sachent. 

Avant son mandat de dépôt le jeune Crépin Dieket aurait « signalé à ses proches des menaces proférées à son encontre par des autorités politico-administratives locales, que sa liberté d’opinion gênerait ». Des pratiques dignes de l’époque du parti unique que des personnalités nostalgiques de ce temps où le totalitarisme était toléré peinent à oublier préférant ternir l’image du Gabon plutôt que de laisser des citoyens jouir des droits et libertés constitutionnellement garantis. 

Le cas de Crépin Dieket « victime de traitement inhumain », « torturé tous les jours comme un criminel » à Lambaréné n’est pas cas isolé. A l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’Homme célébrée le 10 décembre de chaque année, c’est le barreau du Gabon qui interpellait le gouvernement sur le respect des libertés fondamentales des détenus. 

Ces témoignages et dénonciations devraient interpeller aussi bien les parlementaires (députés et sénateurs) censés représenter le peuple que les juges constitutionnels en tête desquels Marie Madeleine Mborantsuo dont l’une des missions principales est de veiller à la garantie des droits à l’ensemble des citoyens tel que le respect à la dignité humaine même lorsqu’on est en état d’arrestation ou en détention. 

Laissez votre commentaire

Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
Global Media Time Gif 2px
Bestheinfusion