Gabon : Création de nouvelles zones économiques, pour quels résultats ?

En marge de sa visite en Chine, Ali Bongo Ondimba a  échangé, le  jeudi 8 décembre dernier à Pékin avec  plusieurs responsabilité d’entreprises chinoises à la faveur d’une matinée spéciale de promotion des investissements chinois au Gabon. Au cours de cette rencontre, il a souhaité  voir implanter au Gabon des zones économiques spéciales dédiées aux entreprises chinoises.

Dans un environnement économique marqué par un assujettissement au revenu pétrolier, le gouvernement avait entrepris des grands travaux en vue de diversifier l’économie. Pour ce faire, il avait créé en 2012, la Gabon Spécial Economic Zone de Nkok (GSEZ), entendez par là Zone économique spéciale. Son bilan semble positif 5 ans après, avec des atouts plus qu’impressionnants, « soixante-cinq investisseurs ont acquis des parcelles pour y installer des sites de production tournés vers l’exportation et actifs dans le secteur de la transformation du bois, de la sidérurgie, de la chimie, de l’agro-industrie, des matériaux de construction. On y trouve aussi de la haute technologie avec l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos), partenaire du Centre national d’études spatiales français (CNES) et de la Nasa américaine, entre autres », signalait le journal le monde.

Un bilan qui pourrait être jugé élogieux, si ce n’est que jusqu’à présent, les populations gabonaise peinent à voir les retombés directes de cette zone économique. En effet, au cours d’une visite organisée à la zone économique spéciale de Nkok, le 11 février 2016,  Ali Bongo Ondimba avait indiqué  sa volonté de créer 20 000 emplois par an pour répondre aux besoins d’employabilité. Cinq an plus tard, le constat est vite fait, dans la zone économique de Nkok, c’est seulement 2948 emplois créés. Un chiffre assez minable, lorsqu’on sait que le nombre de chômeur au Gabon ne cesse de grimper, se situant à  150.000 selon la Banque mondiale, à 80.000 selon le gouvernement (chiffre ONE),  avec en prime des licenciements qui se font à bout de bras.

En outre,  profitant de sa visite d’Etat en Chine, Ali Bongo Ondimba a exposé, devant plus de 300 dirigeants d’entreprises réunis autour du Conseil chinois pour la promotion du commerce international (CCPIT), son souhait de créer d’autres zones économiques, une annonce qui suscite des questionnements sachant que celle déjà existante peinent à donner des résultats probants en matière d’employabilité.

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