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Faustin Boukoubi, président de l'Assemblée nationale © D.R.

C’est par le biais d’une note d’information que le président de l’Assemblée Nationale Faustin Boukoubi soutenu et accompagné par l’ensemble des Présidents des groupes parlementaires des partis politiques de la chambre basse, a annoncé la mise à disposition future d’une contribution financière pour lutter au Gabon contre la pandémie de coronavirus. Une annonce particulièrement étrange pour la chambre basse du parlement qui opte pour une collecte de fonds sur les salaires des députés alors qu’elle a la possibilité d’interpeller le gouvernement sur l’effectivité de mesures d’accompagnement toujours attendues. 

La pandémie de coronavirus qui touche le Gabon, lequel compte désormais 21 cas testés positifs au covid-19 depuis hier et compte tenu des contraintes financières qu’elle impose aux économies une certaine adaptation est nécessaire. L’Assemblée nationale consciente de cette situation vient de prendre une décision visant à rendre effective une contribution financière qui sera prélevée à la source de tous les députés.  

Une note parvenue à la rédaction de Gabon Media Time fait mention de cette décision et de cette démarche de la représentation nationale dans laquelle elle reconnaît qu’elle a une obligation de réaction. « Face au drame sanitaire causé par le COVID19, notre solidarité est attendue » at-il d’abord précisé. Puis il a annoncé qu’au terme d’une réunion tenue le 30 mars 2020 avec l’ensemble des Présidents des Groupes Parlementaires, l’Assemblée nationale « a conclu à une contribution financière retirée à la source de tous les Députés ».  

Cette décision qui a obtenu l’approbation du groupe parlementaires PDG dirigé par Martin Mabala, du groupe parlementaire Les Démocrates, le docteur Séraphin Akure Davain, de celui du président du groupe parlementaire des Sociaux démocrates gabonais Pierre Daniel Indjendje Ndala, ou encore du parti pour la restauration des valeurs présidé par Serge Ndong Obame n’a pas manqué de faire réagir l’opinion qui a condamné la forme choisie par l’Assemblée nationale quand  elle peut tout bonnement mettre la pression au gouvernement afin de l’inciter à prendre des mesures gouvernementales et sociales. 

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