lundi,23 novembre 2020
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    Gabon: couteaux, tournevis, marteaux, ces armes utilisées par les «bangando» pour parvenir à leurs fins

    Ce sont les armes blanches utilisées par les personnes ayant fait le choix de vivre du crime pour gagner leur vie sur la souffrance des honnêtes citoyens. En effet, les « Ndoss », « Bangando » encore appelés « goudronniers » règnent en maîtres de jour comme de nuit dans les artères des villes gabonaises où circuler en toute quiétude est un luxe. 

    Pas besoin d’un tableau statistique pour affirmer que la délinquance croît de manière vertigineuse au Gabon, c’est un secret de polichinelle. Finies les intimidations physiques ou les vols à la tire, les bandits ont visiblement mis à jour leur modus operandi pour arriver à leurs fins : soutirer les biens d’autrui. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les « Bangando » comme ils se font appeler, ne ménagent aucun effort pour terroriser les populations à qui ils retirent le fruit de leur dur labeur. 

    Dans la majorité des cas, les bandits n’opèrent pas en état de lucidité. Une chose qui se comprend aisément puisqu’il est difficile pour un homme normal et sobre de faire du mal à autrui  sans que son moi intérieur l’interpelle. Ainsi donc, les bandits au Gabon consomment des stupéfiants aux effets Ô combien nocifs à leurs organismes. Des Tramadol, communément appelés Kobolo au chanvre indien en passant par les débris de drogues dures appelées « Kemeka », tout sied à ces gamins pour planer, dépouiller, agresser et même tuer.  

    Dans la matérialisation de leurs larcins, les couteaux, les cisailles, tournevis, bistouris et même des armes à feu sont souvent utilisés. À Port-Gentil, par exemple, les bandits pénètrent dans les domiciles des particuliers pour dérober et piller. Récemment un malfrat arrêté et passé à la chaîne nationale avait révélé que « la lame (tous objets tranchants) c’est la 5G de la réussite ». Pour ainsi dire qu’avoir une arme blanche impose une résilience de la part de la victime. Ce mode de violence ne se limite pas à la capitale économique. À Libreville, le scénario est identique. 

    À Akébé et à Plaine-Orety, pour ne citer que ces quartiers, les machettes ne servent plus seulement qu’à débroussailler. Elles sont davantage des outils de travail pour ces délinquants prêts à tout. Une psychose s’est dès lors installée dans la ville. Dorénavant, les mères de famille qui vaquent très tôt à leurs activités se font escorter. Les recrutements tous azimuts dans les forces de sécurité et de défense permettront-ils d’inverser la tendance ? On l’espère vivement. Surtout quand on sait à quel point la machine policière est inactive dans le règlement de cette situation.

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