Gabon: la Cour constitutionnelle soutien mordicus sa présidente

Les membres de la Cour constitutionnelle © D.R

C’est par le biais d’une communication aux allures de motion de soutien apportée à sa présidente Marie Madeleine Mborantsuo, que les 8 autres juges de la Cour constitutionnelle du Gabon ont tenu à répondre aux critiques dont fait l’objet cette institution notamment sur la question de la vacance du pouvoir depuis l’absence prolongée du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.



Cette communication signée des juges Hervé Moutsinga, Louise Angue, Christian Baptiste Quentin Rogombe, Claudine Menvoula Me Nze épouse Adjembimande, François De Paul Adiwa-Antony, Christian Bignoumba Fernandes, Jacques Lebama et Afriquita Dolorès Agondjo épouse Banyena arrive au moment où la haute juridiction est sous le feu des critiques de plusieurs acteurs politiques, qui non seulement voient en sa présidente, la personnalité qui bloque la procédure de déclaration de vacance de pouvoir.  

Outrepassant son champ de compétence, la Cour estime être depuis plusieurs mois « l’objet d’un acharnement politique sans précédent ». « Cette démarche de déstabilisation se caractérise par des critiques acerbes, virulentes et outrageantes » par ceux qui accusent l’institution « de refuser de constater la vacance » du pouvoir.

Accusés d’avoir orchestré un coup d’Etat institutionnel en modifiant l’article 13 de la Constitution, les membres de l’institution ont réfuté ces affirmations. Ils ont tenu d’ailleurs à dédouaner la présidente de l’institution indiquant que « la Cour constitutionnelle est une juridiction collégiale. A ce titre, le président ne décide pas seul et ne peut d’ailleurs le faire, au regard des procédures contenues dans la loi organique de celle-ci ainsi que dans son règlement de procédure ». Ajoutant au passage que « les décisions rendues par la Haute juridiction engagent tous les juges constitutionnels ».

Par ailleurs, excédée par cet acharnement tous azimut, la Cour constitutionnelle a dit « se réserver le droit de saisir le procureur de la République près le tribunal de Première instance de Libreville pour violences et voies de fait, menaces, outrage à magistrat et à juridiction ».

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