« au Gabon la corruption est endémique et pratiquée en toute impunité »

Vue aérienne de Libreville © D.R

En soulignant dans son dernier classement que l’économie gabonaise n’était « pratiquement pas libre », le Think Tank The Heritage Foundation a dans le même temps mis en exergue un certain nombre de dérives en matière de gestion des finances publiques. Ainsi, c’est à travers des propos sans ambiguïté que la « boîte à idées» a indiqué, « au Gabon la corruption est endémique et pratiquée en toute impunité ».

Classé 117ème sur 180 pays dans le monde sur l’indice de perception de la corruption, le Gabon fait partie de ces pays qui ont d’énormes progrès à accomplir dans ce domaine. Avec 58 points dans l’indice de liberté économique, c’est également audelà de la 100ème place que l’on retrouve le Gabon, ce qui souligne un fait important « c’est que le Gabon n’est pratiquement pas libre ».

En effet, si la fondation basée à Washington DC souligne pour le Gabon « un score global supérieur à la moyenne régionale », celui ci reste néanmoins « inférieur à la moyenne mondiale ». Poursuivant son analyse, elle égratigne le pouvoir judiciaire gabonais qu’elle juge « inefficace et non indépendant », la faute à « une corruption endémique où des fonctionnaires peuvent exiger des pots-de-vin en toute impunité ».


Si elle reconnaît que le gouvernement fait quelques efforts, elle rappelle cependant que « la structure réglementaire reste très bureaucratique et la règle de droit est faible ». En définitive, pour la fondation « la faiblesse de l’État de droit, ainsi que le copinage et la corruption endémique », plombent le bon fonctionnement de l’Etat gabonais.

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