vendredi,23 avril 2021
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Gabon: corruption, administration inefficace, ce que révèle l’indice Mo Ibrahim 2019 sur la gouvernance

Bien que classé 29ème pays africain en matière de gouvernance dans le dernier indice Mo Ibrahim, le Gabon présente de nombreux signes de détérioration. Ainsi, en matière de sécurité et d’État de droit, de transparence, de lutte contre la corruption ou même d’inclusion économique, le pays affiche un bilan pour le moins mitigé.

Classé dans le dernier indice Mo Ibrahim devant des pays comme l’Egypte, le Nigéria ou encore le Cameroun en matière de gouvernance, le Gabon n’en est pas moins un pays accumulant les tares. Si l’on scrute attentivement les données fournies par les analystes de la Fondation Mo Ibrahim, on se rend compte qu’en matière de sécurité et d’État de droit, de transparence, de lutte contre la corruption ou même d’inclusion économique, le Gabon n’a que très peu évolué au cours des dix dernières années.

En effet, bien que 17ème sur 54 pays en matière de sécurité et de sûreté, le Gabon reste globalement déficitaire en termes d’État de droit puisqu’il n’est que 37ème à l’échelle du continent. Idem pour ce qui est du lien entre État de droit et justice puisque là encore le pays n’est que 31ème, en nette régression sur la dernière décennie. Pas mieux loti en matière de transparence (40ème) et de lutte contre la corruption (46ème), le Gabon peine à créer un environnement favorable à l’inclusion économique.

Si des efforts notables ont été faits en matière d’égalité des genres (18ème sur 54 pays africains), d’environnement durable (2ème) et globalement de développement humain (11ème), le constat est plus accablant pour ce qui est des fondements pour l’opportunité économique puisqu’en matière d’administration publique par exemple, celle du Gabon, gangréné par la corruption et un manque de professionnalisme, est l’une des pires du continent (50ème sur 54). 

A noter que malgré des investissements colossaux au cours de la dernière décennie, l’environnement des affaires, les infrastructures notamment de transport, le secteur rural, la santé et l’éducation restent encore peu développés. Dans un contexte de chute des prix du baril exacerbé par la Covid-19, cet ensemble de facteurs bloquants pourrait fortement contrarier les ambitions de diversification de l’exécutif.

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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