jeudi,9 décembre 2021
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Gabon : condamné à vie pour avoir tué sa concubine et maquillé le crime en suicide à Moanda

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Un homme de 48 ans répondant au nom d’Eric Sosthène Boubidji a été condamné en session foraine à la prison à vie, ce mercredi dernier, pour avoir donné la mort à sa concubine, Viviane Ngolet, en l’étranglant avec un câble électrique dans la nuit du 6 mars 2016 à Moanda dans la province du Haut-Ogooué. A la barre l’accusé qui a fini par nier les faits, a tout de même été reconnu coupable, en raison de ses propres aveux consignés dans les procès-verbaux du juge d’instruction ainsi que les témoignages accablants de sa propre mère et de son neveu. 

Selon le récit du quotidien L’Union, les faits se seraient  déroulés à Moanda dans le Haut-Ogooué dans la soirée du 6 mars 2016. Ce soir-là, le couple se serait livré à une rixe verbale à la suite d’une demande de rupture avancée par Viviane Ngolet. Opposé à la décision de sa partenaire de vie, sieur Eric Sosthène Boubidji a alors entrepris de la violenter. Il aurait débuté par l’étrangler à l’aide d’un câble électrique jusqu’à ce qu’elle décède.

Pour brouiller les pistes, le mis en cause va alors traîner le corps de sa concubine vers un avocatier non loin de leur domicile, sur place il aurait maquillé son forfait en suite en attachant la victime par le cou. Afin que son grotesque montage soit validé, Eric Sosthène Boubidji aurait eu l’idée d’aller réveiller sa mère et son neveu avec qui il cohabite. Lancée dans la recherche de sa belle-fille, la maman du mis en cause la découvre inerte pendue. Paniquée, elle aurait sollicité de l’aide en pleurant. 

Sur place, Eric Sosthène Boubidji aurait fondu en larmes et détaché sa bien-aimée pour la conduire à l’hôpital où les agents en service ont déclaré que Viviane Ngolet n’était plus de ce monde. Informés, les agents de la Police Judiciaire (PJ) ont aussitôt ouvert une enquête en raison de l’attitude accusatrice du concubin. Aussi, le rapport du médecin aurait révélé qu’il y avait eu strangulation mais aussi des hématomes sur le long du corps de la victime. 

De ce fait, la thèse du suicide est alors écartée laissant place à un meurtre. Ainsi devenu le suspect principal, le concubin n’a eu autre choix que d’avouer son acte odieux. D’abord durant l’enquête préliminaire mais aussi devant la juge d’instruction. Seulement, présenté à la barre, Eric Sosthène Boubidji fait l’amnésique avant de tout nier en bloc. Installant la confusion dans le jury qui a pu retrouver ses esprits qu’avec les témoignages poignants et accablants de la mère de l’inculpé.

Au terme des plaidoiries et du réquisitoire, la Cour l’a reconnu coupable sur la base de ses aveux mais aussi des conclusions accablantes du rapport médical, des preuves fournies par la famille de la défunte sur des menaces de mort mais aussi des déclarations empreintes de désolation de son neveu mais surtout de sa propre maman. Il écope de la  la réclusion criminelle à perpétuité pour coups mortels portés sur sa concubine Viviane Ngolet.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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