Gabon : condamné à 15 ans de prison pour avoir assommé son ami à l’aide d’une latte à Plaine-Niger

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Image illustrative de la justice © D.R.

La Cour criminelle ordinaire de Libreville a condamné Ferdinand Zomo Nguéma, la semaine dernière, à une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour coups ayant entraîné la mort, sans intention de la donner sur son co-locataire et ami répondant au nom de Jean Mouissy Malanga. Placé en détention préventive depuis 2011, année de la commission du crime, il devrait regagner la liberté en 2026.


Tout serait parti d’une dispute qui aurait éclaté le 27 juillet 2011 entre deux amis cohabitant dans une chambre au quartier Plaine-Niger. Selon le récit du quotidien L’Union, le soir de l’incident Ferdinand Zomo Nguema rentrait en état d’ébriété. C’est alors qu’aussitôt arrivé dans sa chambre, il décide de sécuriser le reste d’argent dont il disposait après sa virée nocturne. Stupeur, dans sa cachette, une de ses chaussures de basket aurait disparu. Laquelle comprenait la somme de 100 000 Fcfa dissimulée dans un sachet.

En rogne, il aurait tenté d’appeler son co-locataire qui ne répondait pas. Quelques minutes après, ce dernier répondant au nom de Jean Mouissy Malanga serait rentré de ses balades portant la paire de chaussure recherchée aux pieds. Il n’en fallait pas plus pour que Ferdinand Zomo Nguema lui fasse injonction de se déchausser, afin de vérifier que son argent y est encore. Pas d’argent. S’ensuivit un échange d’injures durant lequel Jean Mouissy Malanga se serait saisi d’un couteau pour menacer le plaignant. 

En réaction, Ferdinand Zomo Nguema aurait pris une latte avant d’asséner un violent coup à son ami, qui aurait trouvé la mort sur-le-champ. Ayant constaté la mort de son co-locataire, Ferdinand Zomo Nguema aurait savamment maquillé son crime en suicide en traînant la victime vers le siège de Tractafric, non loin de leur chambre. Pris de remords, il aura avoué au cours d’un interrogatoire. Une version répétée durant sa comparution devant la Cour criminelle ordinaire la semaine dernière. 

A la fin des plaidoiries des avocats de la partie civile et de la défense, le ministère public a requis la culpabilité de l’accusé et sa condamnation à 15 ans de prison ferme. Une sanction qui a été observée par les jurés qui ont reconnu Ferdinand Zomo Nguema coupable de coups mortels avant de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle. Détenu à la prison centrale depuis 2011, il ne devrait plus passer que 6 ans derrière les barreaux.

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