mardi,26 octobre 2021
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Gabon: comparution de Laccruche Alihanga pour «obtention frauduleuse des documents administratifs»

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C’est ce jeudi 29 avril 2021 que Brice Laurent Joseph Laccruche Alihanga, ancien Directeur de cabinet d’Ali Bongo comparaîtra devant le tribunal correctionnel pour « obtention frauduleuse des documents administratifs ». Un curieux nouveau chef d’accusation révélé 17 mois après sa détention et qui complète les motifs l’ayant conduit à « sans famille », à savoir « soupçons de détournements de fonds publics ».

Inscrit au rôle de ce jeudi 29 avril 2021, l’affaire en délibéré sera jugée à 12 heures. Aux prises, le Ministère public et Brice Laurent Joseph Laccruche Alihanga, alias BLA. Ce dernier est désormais poursuivi pour « obtention frauduleuse des documents administratifs ». Il semblerait donc que l’ancien Directeur de cabinet et ministre d’Ali Bongo Ondimba ait usé de subterfuges pour se hisser au sommet de l’appareil étatique. 

Des accusations d’une gravité extrême qui pourraient tout aussi jeter le discrédit sur la Présidence de la République. Laquelle aurait donc promu un « faussaire » aux plus hautes fonctions de l’Etat. Pourtant nul n’est sans ignorer que l’enquête de moralité est un élément clé dans la procédure de recrutement tant dans la fonction publique que dans la plus haute institution du Gabon. 

Pourtant, pour la défense ce procès repose sur « des chefs d’accusation qui n’ont rien à voir avec les faits pour lesquels il est actuellement en détention préventive ». Pour Me Anges Kevin Nzigou, cela tombe sous le sens. « La procédure pour laquelle mon client passera à la barre est une affaire correctionnelle. Pourquoi avoir attendu 17 mois pour le juger ? », s’interroge-t-il.

Ainsi donc, après 17 mois « d’isolement », le natif d’Eyouga, village de la Lékabi-Léwolo dans la province du Haut-Ogooué pourrait enfin être fixé sur son sort. Pour information, l’infraction susmentionnée est encadrée par les articles 115 et suivants du Code pénal nouveau. Lesquels prévoient une peine de 5 ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 5 millions FCFA au plus, à l’encontre de quiconque en serait reconnu coupable.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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